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Le Yémen a beau continuer d’être déchiré par une sanglante guerre civile qui a fait plusieurs dizaines de milliers de morts jusqu’à maintenant, le pays a également été une terre d’accueil de fortune pour près de 140 000 réfugiés, l’an dernier, a révélé l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Les États-Unis se sont retirés du Conseil des droits de la personne en juin 2018 en dénonçant un «cloaque de partis politiques», selon l’ambassadrice Nikki Haley, alors que le secrétaire d’État Mike Pompeo jugeait «inadmissible» un «biais continu et documenté du Conseil contre Israël», rapporte le Monde diplomatique de décembre. L’année 2019 s’entame avec 25 conflits armés, d’après La Vanguardia le 20 janvier.

Le Conseil de sécurité des Nations unies a donné mercredi le feu vert au déploiement d’un petit groupe allant jusqu’à 75 observateurs au Yémen. Ceux-ci auront la délicate tâche de s’assurer que la fragile trêve conclue à la fin de l’an dernier entre les belligérants, autour de la ville portuaire d’Al-Hodeïda, tient le coup.

C’est une des guerres oubliées de la planète, et derrière elle se cache une autre tragédie oubliée: près de 70 000 cas de choléra auraient d’ores et déjà frappé le Yémen selon l’UNICEF, qui estime à 600 le nombre de morts au cours du seul mois de mai.

Les forces loyalistes et les rebelles chiites Houthis se sont engagés à respecter le cessez-le-feu entré en vigueur dimanche à minuit (15h, heure de Montréal) au Yémen, à l’initiative de l’ONU qui veut organiser des pourparlers de paix à partir du 18 avril.