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D’un pays à l’autre, la pauvreté et la discrimination ont facilité la propagation de la COVID. Un phénomène que la recherche scientifique avait pourtant validé depuis très longtemps. Une pandémie mondiale pourrait-elle être ce qu’il fallait pour faire naître une prise de conscience?

Quiconque a déjà entendu parler l’anthropologue Serge Bouchard sait que l’éminent penseur a un amour presque iconoclaste pour le camion, cette bête de somme des temps modernes. Cet intérêt découle notamment d’une série de voyages effectués avec des truckeurs sur les routes glacées du Nord à l’époque de la construction des barrages de la Baie James. Et c’est cette sorte de première rencontre qui est racontée dans Du diesel dans les veines, récemment paru chez Lux.

À mesure que la politique devient de plus en plus polarisée, une nouvelle étude révèle que les gens exagèrent souvent les différences politiques et les sentiments négatifs des gens se trouvant de l’autre côté du fossé politique, et que cette perception erronée peut être réduite en les informant à propos des sentiments véritables de ces « adversaires ». 

C’est avec une certaine incrédulité qu’une partie des États-Unis, puis du reste du monde, a observé la croissance du mouvement QAnon. Les adeptes de cette mouvance affirment qu’une cabale satanique et pédophile contrôle secrètement le gouvernement américain, voire la planète. Pourtant, l’histoire que raconte QAnon n’a rien de nouveau, a constaté le Détecteur de rumeurs.

Y’a-t-il un sujet qui est encore aussi tabou que ne l’est le suicide? Dans une bande dessinée aux allures de documentaire publiée chez Moelle Graphik, Isabelle Perreault, André Cellard et Patrice Corriveau, avec les dessins de Christian Quesnel, parviennent à jeter un nouvel éclairage sur ce terrible phénomène qui ne date certainement pas d’hier, y compris au Québec.

Des chercheurs et ceux qui les financent ont donné à Facebook jusqu’au 30 septembre pour fournir les données promises par la compagnie, sans quoi ils mettront fin à un partenariat entrepris l’an dernier dans le but d’étudier les impacts des réseaux sociaux sur la démocratie.

Le livre ne paie pratiquement pas de mine. Réimprimé sur du papier sans éclat, auquel on a rajouté une simple couverture cartonnée sans fioritures, le roman donne l’impression d’être une oeuvre parmi tant d’autres. Et pourtant, Sarcellopolis, écrit par Marc Bernard en 1963 et récemment réédité aux éditions Finitude, est un petit bijou de la littérature contemporaine.

Il y a deux décennies, le physicien américain Alan Sokal avait proposé une étude bidon en physique à une revue d’études culturelles, Social Text. Celle-ci n’y avait vu que du feu et l’avait publiée. Trois chercheurs américains viennent de réussir le même coup, multiplié par sept.

Au tournant du millénaire, les grands décideurs économiques et politiques ont présenté la mondialisation comme un phénomène naturel, inévitable et irrésistible. Le professeur de sociologie, Alain Bihr remet en question cette nouvelle écriture de l’histoire dans le Monde diplomatique de septembre, alors que le professeur d’histoire, Jackson Lears revisite la contreculture dans le New York Review of Books du 27 septembre.

Les médecins n’ont pas bonne presse en ce moment au Québec, entre les augmentations de salaires et les consultations jugées expéditives. Et si on avait sous-estimé un autre facteur: un effritement de l’empathie?