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Il y a la violence flagrante, les arrestations, voire l’exécution des journalistes. Mais parmi les autres entraves au métier de reporter, révèle un récent rapport de Reporters sans frontières (RSF), le sexisme est l’une des principales barrières à l’exercice de ce travail par des femmes.

Les années se suivent et la situation ne s’améliore pas: pour son bilan 2020, l’organisation Reporters sans frontières (RSF) fait état d’un « niveau historiquement haut » du nombre de journalistes emprisonnés à travers le monde, habituellement pour avoir simplement fait leur travail. Ainsi, après les 389 journalistes écroués en 2019, ce nombre est passé à 387 cette année. Seul point positif: cette stagnation, après une augmentation de 12% enregistrée en 2019.

Confrontée à des attaques sans précédent de la part de l’actuel président américain, Donald Trump, contre la liberté de presse, Reporters sans frontières en appelle aux deux adversaires en vue de la présidentielle de novembre, républicain comme démocrate, d’adopter huit recommandations pour assurer que les journalistes pourront faire leur travail sans entraves au lendemain de l’élection.

La liberté journalistique était déjà menacée, que ce soit par les gouvernements de droite, par les entreprises, ou encore par le crime organisé. Voilà que la pandémie de COVID-19 s’abat sur le métier, avec les pertes de revenus, les fermetures et les mises à pied que cela laisse supposer. Pour Reporters sans frontières, qui présente son classement 2020 de la liberté de presse, les 10 prochaines années seront cruciales pour assurer la survie de la profession.

Comme à chaque année, l’organisation Reporters sans frontières, qui milite en faveur de la liberté de presse partout dans le monde, publie son rapport sur l’évolution des conditions de travail des journalistes. Et cette année encore, le pronostic est inquiétant, y compris au Canada, qui perd des plumes au classement mondial.

Le journalisme, la presse libre, rouages essentiels d’une démocratie fonctionnelle, de décisions politiques, sociétales et économiques prises en s’appuyant sur des faits vérifiés. Mais selon l’organisme Reporters sans frontières (RSF), l’accaparement de ces médias par des gens aux poches profondes fait craindre, encore une fois, pour la véracité de l’information.