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Des quelque 400 scénarios climatiques évalués dans le cadre du rapport sur le réchauffement de 1,5 degré Celsius présenté par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), à peine une cinquantaine permettent d’éviter de dépasser ce seuil souhaité par les environnementalistes. Et seulement une vingtaine avancent des hypothèses « plausibles » en matière de réduction des émissions polluantes. De quoi faire dire aux chercheurs, dans le cadre d’une nouvelle analyse du Postdam Institute, que la planète a de très fortes chances de franchir la limite de 1,5 degré.

À l’instar de détectives, des scientifiques de l’Argonne National Laboratory étudient des indices découlant de la libération de carbone dans des régions où fond le permafrost, combinant des informations pour créer des cartes détaillées permettant de prédire les impacts de la hausse des températures mondiales sur les futures émissions de gaz à effet de serre.

Bien en dessous de la couche nuageuse et gazeuse de la plus grande lune de Saturne, Titan, on trouve Kraken Mare, un océan de méthane liquide. Des astronomes de l’Université Cornell ont estimé que cette mer serait profonde d’au moins 300 mètres près de son centre, soit suffisamment d’espace pour qu’on potentiel sous-marin d’exploration s’y aventure.

La concentration de méthane dans l’atmosphère serait en augmentation. Bien qu’il soit encore difficile de séparer la part humaine de la part « naturelle » de ce gaz dans l’atmosphère, les observateurs constatent que le méthane avait atteint, en 2019, un niveau record de 1875 parties par milliard, plus de deux fois et demi ses niveaux d’avant l’ère industrielle.

Un dégel abrupt qui ne toucherait que 5% de l’Arctique se traduirait par au moins deux fois plus d’émissions de méthane que prévu, tout dépendant des portions du territoire où se produirait ce dégel. Gare aux sols qui sont gonflés par de la glace dure.

La plus récente « bouffée » de méthane sur Mars, détectée la semaine dernière, est aussi la plus forte de toutes celles détectées jusqu’ici. Mais le fait qu’elle se soit dissipée aussi vite fait partie du mystère.

En moins d’un mois, deux nouvelles informations, séparées par des milliards de kilomètres, ont donné espoir à ceux qui espèrent trouver du liquide sur d’autres mondes. Et l’un de ces deux mondes est celui qu’on aurait jugé le plus improbable: Pluton.

Nouveau mystère concernant le réchauffement climatique: les fluctuations du méthane depuis 40 ans dans l’atmosphère terrestre. Ce gaz a augmenté de façon globale dans notre air sans explication précise. Sa présence s’est en outre stabilisée de 2000 à 2006 sans plus de raisons apparentes.