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Régulièrement vivement critiqué pour sa gestion, ou plutôt, selon certains, son absence de gestion des contenus haineux sur ses pages, le réseau social Facebook a publié mardi son sixième rapport sur l’application de ses règles en la matière. L’entreprise américaine affirme avoir fait passer l’efficacité de son outil de détection de 89% à 95% lorsque vient le temps de débusquer des contenus haineux et de les effacer.

Les bots, ces comptes automatisés sur les médias sociaux, n’embêtent pas juste les usagers qui sont confrontés à leurs efforts de désinformation. Ils embêtent les chercheurs en sciences sociales qui tentent d’analyser les conversations virtuelles et ont du mal à distinguer les humains des machines.

À voir leurs adolescents « scotchés » à leur téléphone à échanger des photos et commentaires sur les réseaux sociaux, nombre de parents s’inquiètent. Et non sans raison, puisque rien que dans la dernière année, au moins trois études ont associé les médias sociaux à un risque accru de dépression chez les adolescents. Le Détecteur de rumeurs s’est penché sur ce que dit vraiment la science.

Les milléniaux ont beau être bien souvent branchés sur les médias sociaux, ils formeraient la génération qui éprouve le plus un sentiment de solitude. Cette conclusion découle d’une enquête réalisée l’été dernier par YouGov, où les membres de cette génération se sentiraient plus seuls que les membres de la génération X ou les Baby Boomers.

La haine en ligne se répand à l’échelle planétaire à l’aide de groupes qui s’organisent d’eux-mêmes et qui peuvent être répliqués, à diverses tailles, pour ensuite se lier entre eux et former des réseaux durables à travers plusieurs plateformes de médias sociaux, pays et langues, selon une nouvelle étude récemment publiée dans Nature.

Compétent et actuel, Fabuleuses a certainement cette piqûre nécessaire pour intéresser et attirer l’attention, ironie d’usage face au sujet. Dommage que comme la majorité de ce qui se fait, le film se contente de seulement effleurer la surface de tout ce qui cloche avec notre société en ne prenant jamais la peine de pleinement développer ou même de complètement articuler ses personnages ou son propos.