Navigation : crise climatique

Oui, il est quelque peu paradoxal d’aborder l’enjeu central du plus récent livre de l’essayiste Naomi Klein, La maison brûle, alors que le tiers des habitants de la planète sont confinés chez eux des suites de la pandémie de coronavirus, et que la consommation énergétique et la pollution en sont diminuées de façon notable en raison de cette quarantaine forcée. Ceci était dit, l’oeuvre est tout aussi pertinente: après tout, la crise climatique n’est pas disparue, loin de là, quarantaine ou non.

Vous voulez entendre parler de chute de la civilisation, mais tout ce qui parle de virus vous ennuie, en pleine quarantaine provoquée par le coronavirus? Tournez-vous alors vers Snowpiercer, un film sorti en 2013 et qui est aujourd’hui au menu de l’émission Rembobinage.

Les climatosceptiques sont peut-être moins nombreux qu’on ne l’imagine… et moins nombreux qu’ils ne l’imaginent eux-mêmes: un quart de leurs messages sur Twitter, pendant un moment crucial de l’automne 2017, avaient en fait été envoyés par des robots.

Devant la bonne marche de l’économie au pays de l’Oncle Sam, la protection de l’environnement devient soudainement un sujet prioritaire, révèle une nouvelle enquête réalisée par le Pew Research Center. Pour la première fois, approximativement autant d’Américains jugent que la défense de l’environnement est aussi importante que le renforcement de l’économie nationale.

Un des éléments les plus inquiétants du rapport spécial du GIEC sur les océans et les glaces — ce rapport qui fait grand bruit depuis sa sortie mercredi matin — est que la fonte du pergélisol dans l’Arctique pourrait à elle seule expédier plus de 1400 milliards de tonnes de carbone de plus dans l’atmosphère d’ici 2100, soit le double de ce qui s’y trouve actuellement.

Dès qu’une personne ou un groupe veut remettre en doute l’existence du réchauffement climatique, ou la responsabilité humaine dans le réchauffement, ou « l’urgence climatique », l’argument de l’absence de « consensus scientifique » revient sur la table. Mais que veut dire consensus, ici?

Le rapport de la Commission globale sur l’adaptation, déposé lundi, contient des recommandations qui pourraient satisfaire autant les climatosceptiques que le reste de l’humanité: développer des systèmes d’alerte aux désastres, adapter les infrastructures côtières et mieux protéger les marais et zones humides, barrières naturelles en cas d’inondations.