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La petite municipalité de Hampstead, sise à l’ouest de l’arrondissement Côte-des-Neiges à Montréal, ne souhaitait certainement pas toute l’attention médiatique et politique suscitée par les commentaires de son maire sur le projet de loi caquiste sur la laïcité de l’État. L’impact est tel, en fait, que la prochaine séance du conseil municipal est retardée pour laisser le temps aux esprits de s’apaiser.

La députée solidaire de Mercier, Ruba Ghazal, se tourne vers la Commission du Transport et de l’Environnement pour réclamer une transformation du système de cueillette et de recyclage du verre, un dossier où les progrès sont lents depuis plusieurs années, y compris du côté des bouteilles de vin.

Il aura fallu à peine trois mois – et deux semaines de véritables travaux parlementaires – pour que le premier ministre François Legault procède à un premier remaniement de son gouvernement. La ministre de l’Environnement MarieChantal Chassé est rétrogradée au rang de simple députée, et cède sa place à Benoit Charette.

À quelques mois des élections, et toujours confortablement installée en tête des sondages, la Coalition avenir Québec (CAQ) a dévoilé cette semaine son plan de « décongestion » de la grande région de Montréal. Au programme: davantage de transports en commun, mais aussi l’élargissement d’autoroutes en banlieue, pour « avantager les familles ».

La plus grande fête à saveur politique, dimanche soir, ne devait pas être dans les locaux de Québec solidaire, malgré l’élection (sans surprise) de Gabriel Nadeau-Dubois et de Manon Massé aux postes de co-porte-parole de la formation. Non, c’est plutôt du côté du Parti libéral du Québec que l’on devait sabler le champagne, en constatant la suite de l’autodestruction de la gauche politique.

Cela n’était, après tout, qu’une question de temps: l’annonce tombée lundi soir vient pratiquement confirmer que Gabriel Nadeau-Dubois se lancera en politique sous la bannière de Québec solidaire. Pour l’un des anciens porte-parole du mouvement étudiant lors du « printemps érable », le geste a des allures de retour au bercail.

Autant la Coalition avenir Québec (CAQ) que Québec solidaire (QS) ont tiré à boulets rouges, vendredi, sur le Parti libéral du Québec (PLQ) et le Parti québécois (PQ) en lien avec les récentes révélations concernant la firme SNC-Lavalin, sommant les deux principaux partis politiques de rembourser « l’argent sale ».