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Le variant apparu à Manaus, au Brésil, n’est pas seulement plus transmissible, comme ses cousins britannique et sud-africain. On le soupçonne d’être capable de réinfecter des gens qui avaient déjà eu le virus l’an dernier. Et ce, dans un pays dont le président a longtemps retardé l’achat de vaccins, refusé le confinement, et se moque encore du port du masque.

Après des années passées à se faire reprocher d’être des vecteurs de désinformation, il y aura fallu un coronavirus pour faire bouger certaines des plateformes: au cours des deux dernières semaines, Twitter a effacé plusieurs tweets contenant des fausses informations, dont deux émanant de nul autre que le président du Brésil. 

S’il y a un chef d’État qui risque de concurrencer Trump en 2019 dans l’information scientifique, c’est Jair Bolsonaro. À peine entré en poste le 1er janvier, le nouveau président du Brésil a signé un décret qui cède au ministère de l’Agriculture le pouvoir de désigner ce qu’est une terre autochtone protégée, et ce qui ne l’est pas.