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Elles arrivent par milliers: des familles de migrants originaires d’Amérique centrale, parfois même des enfants seuls. Leur but? Arriver aux États-Unis pour y trouver asile. Cette vague migratoire donne bien des maux de tête à l’administration Biden, toujours empêtrée dans la politique migratoire de l’ex-président Donald Trump, et qui peine à loger tous ces nouveaux arrivants dans des centres temporaires. Selon des chercheurs de l’Université Duke, cette fuite de migrants vers la frontière américaine s’explique par deux principaux facteurs: la violence qui sévit dans leur pays d’origine, ainsi que les impacts des changements climatiques.

Mai 2019: une carcasse de jaguar sans tête se retrouve dans une décharge du Belize, petit pays d’Amérique centrale. Cette trouvaille macabre, dernière d’une série, provoque l’indignation et inspire les autorités, les citoyens et les entreprises, à offrir une récompense de 8000 $ US pour des renseignements menant à l’arrestation du tueur de jaguars.

« Tous les jours, des millions de gens voient leurs droits être bafoués »: la déclaration, tirée du communiqué accompagnant le plus récent rapport d’Amnistie internationale, est sans équivoque. Selon l’organisation internationale, la situation des droits de la personne dans les deux Amériques demeure particulièrement précaire. Et le Canada, englué dans une nouvelle crise liée à son traitement des Premières Nations, n’y échappe pas non plus.

Les changements climatiques ont peut-être d’ores et déjà engendré leurs premiers « réfugiés climatiques » en Amérique centrale. Et c’est une étude interne du gouvernement Trump qui est arrivée à cette conclusion, mais qui n’a pas été publiée.

Au café, aux bananes et aux ananas traditionnellement importés d’Amérique centrale, s’ajoute l’élevage de vers de papillons dont le Costa Rica est le plus grand exportateur pour les laboratoires, les musées et l’artisanat, rapporte El País le 31 mai.

Outre le mur du président Trump, c’est au tour des citoyens d’Amérique centrale de tout laisser derrière eux pour un avenir meilleur plus au nord. Le journaliste mexicain Francisco Martín Moreno met en cause l’héritage de l’empire espagnol dans El pais du 11 avril, alors que le journaliste italien et auteur de Gomorrah (2006), Roberto Saviano relève la responsabilité des États-Unis dans le New York Review of Books du 7 mars par rapport à cette situation chaotique à fuir.

Bien que le Canada ait envoyé 53$ millions pour venir en aide au peuple vénézuélien au moment où le président de l’Assemblée nationale Juan Guaidó s’est autoproclamé «président par intérim» le 23 janvier, le duel avec le président Nicolás Maduro demeure interminable. La candidature à la présidence du chanteur José Luis Rodríguez et la nomination d’Elliott Abrams au poste d’envoyé spécial par Washington transformeront-ils la lutte en combat extrême?

Ironie de l’histoire ou corruption du pouvoir, Daniel Ortega membre du Front sandiniste de libération nationale (FSLN) qui a participé au renversement de la dictature des Somoza (1936-1979) est aujourd’hui président du Nicaragua, et exerce à son tour la répression envers la population. Dérangeant pour le régime, le journaliste Carlos Fernando Chamorro a quitté le pays le 20 janvier pour protéger son intégrité physique et sa liberté, rapporte El País le 21 janvier.   

Des dirigeants des deux principaux partis politiques américains ont réclamé dimanche que le président Donald Trump mette fin à la pratique de son administration consistant à séparer les parents de leurs enfants lors de leur arrestation à la frontière, alors que le dossier contribue à polariser encore plus le dossier déjà toxique de la réforme de l’immigration dans les officines de Washington.