Dans le cadre de sa série Pianistes d’exception, la Salle Bourgie du Musée des Beaux-arts de Montréal recevait, ce 29 septembre, le Français Michel Dalberto. Cet événement avait lieu en collaboration avec Palazzetto Bru Zane – Centre de musique romantique française.
Au programme:
Maurice Ravel
Sonatine, M. 40
Claude Debussy
Images, 2e série : II. « Et la lune descend sur le temple qui fut »
Images, 1ère série : III. « Mouvement » – II. « Hommage à Rameau » – I. « Reflet dans l’eau »
César Franck
Prélude, choral et fugue, FWV 21
Franz Liszt
« Bénédiction de Dieu dans la solitude », S. 173/3
Réminiscences de Boccanegra (d’après Verdi), S. 438
Réminiscences de Norma (d’après Bellini), S. 394.

Vous aimez nous lire et nous écouter? Pour continuer de vous offrir nos contenus, nous avons besoin de vous.
Pour seulement 5$ par mois, contribuez au succès de Pieuvre et obtenez l’accès à La Voûte, une série d’épisodes exclusifs du podcast Rembobinage. Abonnez-vous dès aujourd’hui!
Malgré qu’il soit indiqué « Modéré », le premier mouvement de la sonatine était livré de façon très énergique, mais aussi coulante et colorée. Dans le mouvement de menuet, le pianiste a fait preuve de beaucoup de retenue, offrant ainsi une interprétation plus chantante que dansante. Le troisième mouvement du Ravel fut accompagné d’une pédale forte quasi continue, ce qui est particulier mais qui semble permettre d’en faire un mouvement sans interruption, parfaitement lié.
Pour le premier mouvement du Debussy, Dalberto a choisi un tempo retenu, plutôt ritardando qui fut apprécié davantage que le volume sonore élevé des accords en dissonance qui nous ont amenés à un mouvement très mécanique qui, à notre avis, manquait d’âme. Ce Debussy s’est terminé sur les sonorités orientalisantes du plus bel effet.
Avec le Franck, on a pu entendre l’influence de Chopin: son romantisme et son lyrisme. Dalberto nous a ainsi livré un Prélude, chorale et fugue particulièrement riche, soyeux et émouvant.
Même si Franz Liszt était le compositeur le moins français de la soirée, le pianiste nous offert tout ce qu’il y a de plus orchestral chez le célèbre Hongrois. Le programme a été ainsi conclu par une prestation simplement extraordinaire.





