Des moutons, un pittoresque village anglais, un problème de calvitie, un livre de science pour enfants, des citrouilles, voilà tous les ingrédients essentiels pour un film de peur parfait, avec Shaun the Sheep: The Beast of Mossy Bottom.
Bien sûr qu’il y a d’excellents films dans l’histoire du cinéma… quelques-uns. Mais aucun ne me ravira jamais autant qu’une production Aardman. Après Wallace et Gromit sur Netflix il y a deux ans, c’est désormais Shaun et ses comparses qui reviennent sur nos écrans, et même les grands écrans pour une première fois en huit ans. Une occasion à ne pas rater.
Alignés sur la saison, Shaun et les autres moutons de la ferme s’affairent à cultiver des citrouilles. De son côté, le fermier s’émoustille à l’idée d’inviter l’accorte vétérinaire à une soirée western-Halloween, mais se désole d’avoir perdu de la splendeur de sa jeunesse, surtout sur le dessus du crâne et… on ne peut en dire plus. Tout divulgâchage serait un gâchis.

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Sinon qu’on retrouve le futé Shaun, les autres moutons, disons, moins vifs, l’irrésistible bébé mouton, le chien toujours un peu déphasé et le fermier aux bonnes intentions mais à l’exécutif défaillant. Contrairement aux poules de la série Chicken Run, qui parlent beaucoup, et à Wallace et Gromit où Wallace seul est doté de parole, dans le monde de Shaun, même les humains sont muets et n’émettent que d’éloquents onomatopés.
On trouve aussi tous les éléments nécessaires à un film de peur: un petit village en apparence paisible, un savant fou, des substances aux effets inattendus, une créature terrifiante et du brouillard. Tremblez, braves gens.
Puis, on se pâme, comme toujours, devant la beauté et la maîtrise de l’animation à l’ancienne, en plasticine. On se délecte des mille et unes références à d’autres films et à la culture populaire, en se promettant de revoir le film plusieurs fois afin de toutes les saisir. On rit, beaucoup, on frémit, bien sûr, et on s’attendrit souvent – y compris, il faut le faire, pour une graine de citrouille.
On en ressort avec une expérience pleine et complète de pur cinéma, heureux, sourire aux lèvres et âme d’enfant retrouvé.





