L’occasion est historique, mais certainement pas dans le sens où le souhaiterait le locataire du Bureau ovale: selon la plus récente enquête du Pew Research Center, à peine un Américain sur trois (34%) serait satisfait du travail accompli par le président Donald Trump – son pire résultat depuis le début de son deuxième mandat.
Pire encore, les personnes interrogées dans le cadre de cette enquête – un peu plus de 5000 personnes, entre le 20 et le 26 avril derniers –, jugent, en majorité, voire en quasi-totalité, que le chef d’État n’est pas digne de confiance pour gérer des dossiers aussi épineux que l’économie (57%), l’immigration (58%), la négociation d’accords commerciaux (58%), la loi et l’ordre (59%), ou encore choisir de bons candidats à la Cour suprême (59%).
Et les choses se compliquent lorsqu’il est question de l’utilisation de la force, ou encore de prendre de bonnes décisions en matière de politique étrangère: dans le contexte de la guerre en Iran, où le président annonce régulièrement une chose et son contraire, parfois à quelques minutes d’intervalle, 62% des Américains sondés croient que Trump n’a pas la compétence nécessaire pour diriger les efforts militaires de Washington, lui qui est pourtant le commandant en chef.
Idem du côté de la politique étrangère: 62% des participants à l’enquête disent ne pas faire confiance au président pour assurer la bonne marche des affaires américaines.
Même chez les républicains, les appuis envers le président s’effritent, même si les pro-Trump demeurent largement majoritaires: 68% des personnes interrogées jugent que le chef d’État effectue son travail correctement. Il s’agit tout de même d’un recul de cinq points de pourcentage, par rapport au score de 73% obtenu en tout début d’année.
Pour ce qui est de l’emploi efficace de la force militaire, les appuis des républicains se situent 72%, un recul de 11 points de pourcentage comparativement à l’an dernier, mentionne la note d’information du Pew Research Center.

Vous aimez nous lire et nous écouter? Pour continuer de vous offrir nos contenus, nous avons besoin de vous.
Pour seulement 5$ par mois, contribuez au succès de Pieuvre et obtenez l’accès à La Voûte, une série d’épisodes exclusifs du podcast Rembobinage. Abonnez-vous dès aujourd’hui!
Dégringolade chez ses électeurs
Ce qui augure particulièrement mal, pour le président (et le Parti républicain dans son ensemble), c’est que le taux d’approbation chez une bonne partie de l’électorat ayant permis à Trump de revenir à la Maison-Blanche, en novembre 2024, est en chute libre. Et ce, à six mois du scrutin de mi-mandat.
Ainsi, seulement 57% des gens de moins de 35 ans ayant voté pour le président, en 2024, soutiennent désormais ce dernier, alors que le taux d’approbation bondit à 70%, chez les 35 à 49 ans, et à 87% chez les 50 ans et plus.
Autre mauvaise nouvelle: si les électeurs hispaniques avaient largement aidé Donald Trump à remporter plusieurs États clés, lors de la plus récente présidentielle, les appuis du chef d’État au sein de cet électorat ont fondu du tiers.
Chez les pro-républicains blancs, Trump obtient toujours un appui largement majoritaire (81%); mais là encore, il s’agit d’un recul, cette fois de 14 points de pourcentage.
L’éthique gouvernementale? Quelle éthique gouvernementale?
Toujours selon le Pew Research Center, plus de la moitié des Américains interrogés (56%) estiment que les normes éthiques du gouvernement fédéral se sont dégradées depuis le début du deuxième mandat du président Trump.
Dans les deux semaines suivant son retour à la Maison-Blanche, 47% des participants disaient s’attendre à cette détérioration des normes éthiques.
Chez les républicains, toutefois, environ le tiers des personnes interrogées (37%) croient que les règles éthiques ont en fait été renforcées, depuis bientôt deux ans, alors que le quart (23%) sont d’avis contraire.
Enfin, la moitié des Américains sondés s’opposent à ce que le président appose son nom sur des bâtiments gouvernementaux. À peine 9% des participants sont en faveur de ces démarches pendant le mandat du président, et 21% estiment que le geste serait acceptable, une fois qu’il aura quitté le pouvoir.





