Après une série de tempêtes solaires qui ont rendu caducs les différents réseaux électriques de la planète, la civilisation humaine s’est désintégrée en une série de royaumes et autres territoires de chasse pour les seigneurs de guerre. Et dans tout ce chaos, un chasseur de trésors sera chargé de récupérer quelque chose qui pourrait changer la face du monde.
Réalisé par J.J Perry, et scénarisé par Matt Johnson et Nimrod Antal, le tout basé sur le roman du même nom, Afterburn met en vedette un certain Dave Bautista qui survit, tant bien que mal, six ans après l’effondrement de notre société. Embauché par le « roi » August (Samuel L. Jackson) pour récupérer divers artefacts du « temps d’avant », le voilà qui est incité à sortir du Royaume-Uni et à se rendre en France pour récupérer La Joconde.
Le hic, c’est que la région où se trouverait le tableau est sous le contrôle du général Volkov (Kristofer Hivju), qui souhaite lui aussi mettre la main sur l’oeuvre… Mais s’agit-il vraiment de la toile de Da Vinci?
Sur papier, la prémisse est intéressante: il est vrai que nos réseaux électriques pourraient être largement endommagés par une tempête solaire majeure. De là à provoquer la chute de notre civilisation, il y a un sacré pas, mais Afterburn tombe clairement dans la catégorie des films de science-fiction post-apocalyptique.
Malheureusement, malgré une distribution assez solide, et une bonne dose de violence excessive tombant pratiquement dans l’humour gore, le film tombe à plat. Passe encore que l’on nous resserve cette histoire de seigneurs de guerre dans un contexte de disparition des gouvernements, mais les personnages sont trop souvent réduits à leur portion congrue.
Ainsi, il y a le héros malgré lui, qui rêve uniquement de pouvoir fuir la violence et le chaos à bord de son bateau; la charmante et mystérieuse assistante du roi avec qui le héros entretient une tension sexuelle, le « bon » roi dont les velléités sont moralement douteuses, le grand méchant presque caricatural (et qui joue aux échecs!), etc.
Enfin, la « surprise » est tellement tirée par les cheveux qu’elle en devient ridicule. D’autant plus qu’elle suscite bien d’autres questionnements, des questi0nnements auxquels le film n’offrira jamais de réponse.
Afterburn n’est pas un navet, mais bien franchement, on n’y trouve ni suffisamment d’absurdité pour en faire une comédie, ni assez de profondeur scénaristique pour en faire un drame qui se respecte. Et à vouloir trouver un équilibre entre SISU et The Road, Afterburn tombe dans le néant de la beigitude.





