Resident Evil Village: bon à s’en couper les doigts

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Vous êtes tranquille, à la maison avec votre douce moitié. Vous venez de mettre votre poupon au lit et vous apprêtez à souper. Tout à coup, le controversé Chris Redfield fait irruption chez vous avec son escouade de durs à cuire, abat votre épouse, vous arrête et s’empare de votre fille. Prisonnier d’un fourgon de police, vous êtes absolument impuissant lorsque le convoi est attaqué, et n’avez d’autre choix que de prendre la fuite vers un inquiétant village de montagne rempli de cadavres et de créatures. Bienvenue dans Resident Evil Village.

Si la prémisse aussi glauque qu’invraisemblable ne vous a pas encore coupé l’appétit, une expérience d’horreur-survie fantastique vous attend. Le nouvel opus de la célèbre franchise de Capcom est stressant, inquiétant, visuellement étonnant et heureusement varié. Les contrôles sont fluides et intuitifs autant en mode clavier-souris qu’avec un contrôleur, et le rendu graphique, bien qu’efficace, est à la portée d’un vaste éventail de cartes graphiques. La variété de créatures et d’environnements à explorer vous évitera de ressentir une redondance qu’on pouvait reprocher aux premiers titres de la série, et malgré le ton très sombre de l’ensemble de l’œuvre, quelques moments plus légers viendront éclaircir le tout.

Il faut tout particulièrement applaudir la conception des antagonistes majeurs, les « seigneurs » du village, dont l’inexorable Dame Dimitrescu, cette improbable comtesse vampire de neuf pieds six qui ne cessera de vous pourchasser pendant une impressionnante partie du jeu. Ces antagonistes actifs, combinés au rendu sonore particulièrement terrifiant, vous donne l’impression constante d’être pris en chasse, traqué, épié, observé et potentiellement dégusté.

L’obsession sadique pour les mains d’Ethan Winters, protagoniste importé de Resident Evil 7, le titre précédent, occulte parfois le sérieux du jeu par son improbabilité. Notre personnage se fait croquer deux doigts de la main gauche dans les premiers moments du jeu, ce qui ne lui empêche pas d’utiliser des objets demandant la force de deux mains, comme pour charger un fusil à pompe. Les mains d’Ethan seront mises à rude épreuve et seront constamment guéries par l’usage miraculeux de fluide chimique. En fait, c’est la seule partie du corps d’Ethan qu’il est nécessaire de guérir : pour se soigner, notre personnage se verse une copieuse dose de remède sur les doigts sectionnés. Cette fascination pour les mains ensanglantées amène des moments cocasses mais aussi un sérieux bris de la suspension d’incrédulité.

Ce n’est cependant qu’un défaut mineur. Malgré quelques éléments un peu absurdes et quelques puzzles un peu maladroits, Resident Evil Village est un jeu d’exploration tendue et d’action frénétique qui saura ravir autant les vétérans de la série que le jeune sang neuf.

On pourrait dire que Capcom n’y est pas allé… de main morte.

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Resident Evil Village

Développeur et éditeur: Capcom

Plateformes: PlayStation 4 et 5, Xbox One et Series, Google Stadia, Windows (Testé sur Windows/Steam)

Jeu disponible en français

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