Séance de test – Les FreeBuds 4i de Huawei, ou l’art de renouer avec des classiques

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Après avoir lancé ses FreeBuds 3, le géant chinois de la technologie Huawei récidive avec une nouvelle déclinaison de ses écouteurs sans fil: les 4i, lancés sur le marché canadien depuis quelques semaines. Offerts à moins de 150$ sur Amazon, notamment, ces écouteurs intra-auriculaires auront l’heur de plaire à ceux qui cherchent une solution portative au problème de l’écoute de musique sur leur appareil intelligent.

Depuis la précédente déclinaison, tous les irritants du produit semblent avoir été gommés. Disparue, cette conception sans caoutchoucs pour bien s’adapter aux oreilles: les 4i « reviennent en arrière », en quelque sorte, et sont équipés de ces petites rondelles qui font en sorte que les écouteurs sont bien carrés dans les oreilles, sans risque d’inconfort, ni danger de tomber lors d’un mouvement trop brusque.

Disparue, aussi, cette fâcheuse tendance à devoir exécuter beaucoup trop de manipulations (et probablement quelques sacrifices humains) lorsque venait le temps de vouloir utiliser les écouteurs sur un nouvel appareil. Cette fois, il suffit d’appuyer sur un bouton situé sur le côté de l’étui pour remettre le tout en mode « jumelage », et cette dernière étape nécessite généralement à peine une dizaine de secondes si l’on a son téléphone ou sa tablette, ou si l’on est déjà dans le menu correspondant sur Windows, par exemple.

Le résultat? Une dizaine d’heures d’écoute promises sur une seule charge, et jusqu’à 22 heures au total en rechargeant les écouteurs dans leur étui (que l’on aura lui aussi préalablement chargé à l’aide d’un câble USB-C, bien entendu – câble qui est livré dans la boîte).

Comme à son habitude, Huawei propose des fonctions d’atténuation du bruit, ou encore la possibilité de se servir des écouteurs pour passer des appels. Tout cela fonctionne bien, et il va sans dire que cette dernière option nécessite de connecter les écouteurs à un téléphone, bien évidemment.

Pour ce qui est de la fiabilité de la connexion, il a été possible d’écouter de la musique sans aucun problème en s’éloignant d’environ 10 mètres de la borne émettrice. Au-delà, cependant, le signal semble couper abruptement… pour se rétablir aussitôt que la distance a été réduite.

En raison du matériel à la disposition de ce journaliste, c’est-à-dire d’un téléphone intelligent et d’un ordinateur de bureau équipé d’une antenne Bluetooth externe connectée par USB, il a été impossible de déterminer si certains bruits distordus, entendus à une ou deux reprises lorsque les écouteurs étaient liés à l’ordinateur, sont liés à une éventuelle piètre qualité de l’antenne en question, ou si les écouteurs sont spécifiquement conçus pour des téléphones intelligents, et une connexion à un ordinateur entraîne une certaine incompatibilité.

D’ailleurs, l’entreprise suggère clairement d’installer une application mobile, AI Life, pour mieux contrôler les écouteurs, en plus d’afficher le niveau de charge, ou encore de mettre à jour le microgiciel qui gère l’appareil.

Cela étant dit, la connexion s’établit très aisément avec un téléphone intelligent, et aucune application n’est nécessaire pour utiliser les écouteurs immédiatement.

Et donc, les FreeBuds 4i doivent-ils faire partie de l’appareillage de tout bon amateur d’audio sans-fil? La qualité sonore est plus que correcte, les écouteurs sont confortables et tiennent bien en place, et l’étui est effectivement assez petit pour être transporté sans aucun problème.

Cependant, la basse est clairement déficiente, un problème imputable à la taille des haut-parleurs, et sortir les écouteurs de leur étui ressemble davantage à un parcours du combattant qu’à une partie de plaisir. À croire qu’en voulant réduire au maximum l’espace utilisé, les ingénieurs ont oublié de tester l’efficacité de leur conception.

Pour moins de 150$, les FreeBuds 4i semblent donc valoir la peine. Au consommateur de voir, probablement, si l’audio sans-fil est absolument nécessaire…

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À propos du journaliste

Cofondateur et rédacteur en chef de Pieuvre.ca, Hugo Prévost se passionne pour le journalisme depuis l'enfance. S'il s'intéresse surtout à la politique, à la science, à la technologie et à la culture, Hugo n'hésite pas non plus à plonger tête première dans les enjeux de société, l'économie ou encore les loisirs et le tourisme.

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