Pour gagner contre la pandémie, il faut vacciner plus d’hommes

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Aux États-Unis, avec 200 millions de personnes qui ont obtenu leur première dose, la différence hommes-femmes se confirme: les femmes se font plus souvent vacciner que les hommes. Un écart moyen de 10%, avec des pointes approchant les 20% dans certaines régions ou certains groupes de la population.

La chose semble aussi se vérifier ailleurs, quoique avec des écarts moins nets pour l’instant. Selon les données de l’Agence de santé publique du Canada, en date du 17 avril, 27,8% des femmes avaient reçu au moins une dose du vaccin contre la COVID, contre 25,5% des hommes.

Il est possible que cette différence soit en partie le résultat de la proportion plus élevée de femmes parmi les travailleurs de la santé, qui ont été vaccinés en premier. Mais l’explication est incomplète, puisque la différence est visible dans toutes les tranches d’âge. Et aux États-Unis, si c’était la seule explication, il y a longtemps que cette différence aurait dû s’estomper, vu la rapidité avec laquelle la vaccination a rejoint tous les groupes de la société.

Un reportage récent du New York Times notait que, pour les experts en santé publique, ce n’est pas une surprise: traditionnellement, la vaccination contre la grippe est plus élevée chez les femmes que chez les hommes (63% contre 53%). Mais plus largement, pour les experts en psychologie, ce n’est pas une surprise non plus: une certaine vision de la masculinité fait que les hommes sont moins nombreux à consulter le médecin ou à demander des soins. « Certains hommes ont le sentiment qu’ils ne sont pas susceptibles » d’attraper la maladie, résume dans le Times le Dr Paul Simon, du département de santé publique de Los Angeles. « Ils ont mûri cela pendant plus d’un an et ont un sentiment de toute-puissance. »

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Agence Science-Presse

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