Les Francs-tireurs de Baker Street, les apprentis détectives

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Serez-vous plus malin que Sherlock Holmes? Une création de Dave Neale, Gary Grady et Suzanne Goldberg, le jeu de société Sherlock Holmes: détective conseil – Les Francs-tireurs de Baker Street promet une bonne dose de réflexion et d’échanges intenses, le tout dans le Londres menaçant et mystérieux de l’époque victorienne.

Plutôt que d’enfiler le célèbre chapeau du tout aussi célèbre détective vivant au 221b, Baker Street, le jeu propose d’entrer dans la peau d’une bande d’enfants dont les services sont régulièrement utilisés par Sherlock Holmes et le Dr Watson pour recueillir des informations. Dans le cas présent, cela permet aux joueurs de faire appel au fin limier pour obtenir des indices supplémentaires, mais aussi de se mesurer au maître lorsque viendra le temps de résoudre l’énigme.

Le concept du jeu est simple: on nous propose 10 mystères à résoudre à l’aide d’une mise en situation, mais aussi d’une copie du jour du journal du coin. Il en reviendra aux joueurs de creuser le dossier, de poser des questions, de s’orienter dans Londres et, bien entendu, de collaborer pour parvenir à atteindre l’objectif ultime, soit disposer de réponses suffisamment complètes pour obtenir un pointage égal, voire supérieur à celui de Holmes.

Pour progresser dans l’enquête, les détectives en herbe doivent se référer à un annuaire, qui contient l’adresse de nombreux personnages, mais aussi de commerces, de parcs, de bâtiments officiels et autres lieux importants où l’on pourra se rendre. Si l’adresse en question dispose d’une entrée correspondante dans le guide de mission, c’est que ladite adresse peut s’avérer pertinente, et que cette piste est donc valable. Du moins, il faut l’espérer. Sinon, si l’on ne trouve nulle trace de l’adresse du tabagiste que l’on souhaite rencontrer, par exemple, la piste souhaitée n’existe pas, et il faut passer à la suivante.

Annuaire, guide, journal… la boîte du jeu déborde de contenus, et non seulement les amateurs de jeux de bonne qualité seront comblés, mais les amateurs de bonne ambiance également. Car c’est principalement du côté de l’ambiance que Les Francs-tireurs exploite son plein potentiel. Après tout, ce sont les joueurs qui s’occuperont de la déduction, et il en revient donc au jeu de fournir le reste. Avec quantité de textes à lire, textes qui peuvent être interprétés de façon mécanique, mais aussi de façon théâtrale, possiblement même avec des voix spécifiques en fonction des personnages, les différents guides, manuels et fascicules tiennent autant des Livres dont vous êtes le héros que de la pièce donnée sur les planches d’une salle de spectacle.

Il y a bien peu de choses à reprocher à ces Francs-tireurs: en fait, le seul accroc à l’ensemble de la chose est cette possible propension à trop analyser les situations présentées. La faute à une tendance, de la part de ce journaliste et d’autres personnes, à se dire que forcément, l’énigme est plus complexe qu’il n’y paraît? Ou est-ce plutôt parce que des séries comme Sherlock ont justement montré des situations particulièrement tarabiscotées?

Autrement, le jeu, distribué au Québec par Asmodee, occupera particulièrement bien un après-midi ou une soirée, que ce soit seul, ou avec jusqu’à huit détectives amateurs. Un excellent choix pour faire marcher ses méninges.

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À propos du journaliste

Hugo Prévost

Cofondateur et rédacteur en chef de Pieuvre.ca, Hugo Prévost se passionne pour le journalisme depuis l'enfance. S'il s'intéresse surtout à la politique, à la science, à la technologie et à la culture, Hugo n'hésite pas non plus à plonger tête première dans les enjeux de société, l'économie ou encore les loisirs et le tourisme.

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