Heavy Metal Machines: la rage au volant

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Proposant une expérience de combat véhiculaire somme toute assez rudimentaire, Heavy Metal Machines est un autre de ces jeux « gratuits » qui repose principalement sur les microtransactions pour se financer.

Heavy Metal Machines est un jeu de combat véhiculaire dans lequel deux groupes de quatre joueurs s’affrontent au volant d’une variété de bolides munis d’armes. Le but est assez simple, mais pas toujours évident à accomplir. Au centre de l’arène se trouve une bombe. Il faut réussir à s’en emparer le premier en appuyant sur le bouton B quand on passe à proximité, et éviter les attaques des autres participants afin de réussir à transporter l’engin explosif jusqu’à la base de l’équipe adverse et de la faire exploser. En marquant trois « buts » de cette façon, on remporte le match.

Bien qu’il soit disponible gratuitement, Heavy Metal Machines n’excelle ni dans la course ni dans le combat. Les bâtons analogiques de la manette sont utilisés pour diriger son véhicule et accélérer, une méthode ne fournissant pas beaucoup de précision. Les contrôles sont flottants, et les bolides possèdent peu d’adhérence sur la route, donnant l’impression de rouler sur de la glace vive. Si chaque voiture et camion disponible possède des armes, une vitesse et une durabilité distincte, on ne sent pas vraiment de différence entre l’un ou l’autre au niveau du maniement.

Image tirée du jeu

Les véhicules dans Heavy Metal Machines disposent tous de leur propre arsenal afin d’empêcher ceux de l’équipe adverse de se rendre jusqu’à notre but avec la bombe, mais le temps de recharge des armes est assez long, ce qui ne produit pas des combats très frénétiques. Pire, il y a un délai de quelques fractions de seconde entre le moment où l’on appuie sur le bouton et le moment où nos canons font feu, ce qui diminue encore le côté viscéral des combats. Entrer en collision avec un autre bolide ne cause pas de dommages non plus.

Le titre offre des fonctionnalités de « cross-play ». Il est donc possible de jouer avec des compétiteurs sur d’autres consoles que la sienne, ce qui augmente les chances de trouver un match sans devoir attendre plus que quelques minutes dans le lobby. On sélectionne son véhicule parmi la quinzaine disponible avant que ne débute la partie, mais comme deux joueurs de la même équipe ne peuvent choisir le même, il faut se dépêcher pour mettre la mains sur celui que l’on souhaite, puisque c’est premier arrivé, premier servi.

Image tirée du jeu

On monte de niveau en disputant des matchs ou en remplissant des missions (comme tuer 15 ennemis ou remporter trois victoires), ce qui nous récompense avec des items attribuant davantage d’expérience ou des jetons de gloire, qui servent supposément à acheter des objets, mais rien dans la boutique ne semble échangeable contre cette monnaie. Heavy Metal Machines mise beaucoup sur les microtransactions. Il faut débourser 1450 points pour un simple habillage, ce qui est assez cher quand on considère que 3400 points coûtent 31.99$ en argent réel.

Fidèle à son nom, la trame sonore de Heavy Metal Machines est ponctuée de riffs de guitare électrique heavy metal. Affichant une esthétique post-apocalyptique, le jeu inclut son lot de têtes de mort, de piques de métal, et des véhicules dignes de Mad Max. Présentés dans une vue isométrique assez éloignée au-dessus de l’action, les circuits contiennent des flaques de lave ou d’acide, qui endommagent notre bolide quand on roule dedans, ainsi que des points de vie pour le réparer. Il n’y a pour l’instant que deux arènes (« Metal God Arena » et « Cursed Necropolis »). On a donc, littéralement, rapidement fait le tour.

Je n’ai personnellement pas trouvé Heavy Metal Machines très satisfaisant, mais puisque la version de base est gratuite (la version premium coûte 12.79$ pour 60 jours), vous pouvez le télécharger sans frais et l’essayer pour vous faire votre propre opinion.

5.5/10

Heavy Metal Machines

Développeur & éditeur : Hoplon Infotainment

Plateformes : PS4, PS5, Windows, Xbox One, Xbox Series S/X (testé sur Xbox Series X)

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À propos du journaliste

Patrick Robert

Cinéma, musique, jeux vidéo ou bandes-dessinées, Patrick partage sa passion pour la culture populaire depuis plusieurs années à travers les critiques, les entrevues, ou les textes d’actualité qu’il signe pour de nombreux médias, parmi lesquels le blogue de Ztélé, La Vitrine, Le Coin du DVD, et évidemment, Pieuvre.ca.

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