Curse of the Dead Gods: la mort n’est pas la fin

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On assiste à une prolifération des jeux de type « rogue-lite », où la mort à répétition est partie prenante de l’expérience, mais grâce à toutes les petites trouvailles qu’il ajoute à la formule, Curse of the Dead Gods se démarque aisément des autres titres du genre.

Curse of the Dead Gods ne s’embarrasse pas d’une histoire, mais se contente plutôt d’une simple prémisse. On y incarne un héros sans nom, dont la cupidité et la soif de pouvoir l’ont poussé à s’aventurer dans un temple maudit, censé receler des tonnes de trésors fabuleux. À peine a-t-il franchi l’entrée qu’un éboulement bloque la porte sous un amas de pierres, le coinçant à l’intérieur. Il ne nous reste donc d’autre choix que d’explorer ce véritable labyrinthe souterrain et d’y affronter les nombreuses menaces qui s’y cachent, dans l’espoir de trouver une sortie.

Dans un rogue-lite où l’on est appelé à mourir continuellement, il est important que les combats soient d’une grande fluidité pour éviter la frustration chez le joueur, et c’est le cas avec Curse of the Dead Gods. Une bonne variété d’armes au corps-à-corps ou à distance est disponible, dont des épées, des lances, des pistolets, ou des fouets. Avec la gâchette de droite de la manette, notre héros effectue une roulade afin d’esquiver les coups ennemis, et celle de gauche permet de les bloquer en appuyant juste au bon moment. En maintenant le bouton enfoncé un certain temps, on charge nos attaques, augmentant ainsi leur puissance.

Image tirée du jeu

Générés aléatoirement pour éviter la monotonie, les donjons baignent dans l’obscurité. On dispose d’une torche pour distinguer les nombreux pièges qui s’y cachent, comme des piques acérées sortant du plancher, des murs crachant des projectiles, ou des statues nous assénant des coups lorsqu’on passe à proximité, mais on ne peut utiliser ses armes en même temps qu’on s’éclaire. Il est donc préférable d’allumer les brasiers se trouvant dans chaque pièce avant de passer à l’action. Au moins, on peut utiliser les pièges à notre avantage, puisque ceux-ci font également des dommages à nos ennemis.

Notre personnage possède une jauge de corruption, qui se remplit dès que l’on pénètre dans une nouvelle salle. Lorsque cette dernière est pleine, on est alors affligé par une malédiction, rendant les pièges encore plus mortels, faisant disparaître l’or au sol plus rapidement, ou provoquant des hallucinations quand on est blessé. Individuellement, chacune des quatorze malédictions qu’on retrouve dans le jeu est gérable, mais comme on peut en accumuler jusqu’à cinq simultanément, elles finissent par compliquer considérablement l’expérience, d’autant plus qu’on ne peut en retirer une qu’en tuant le boss à la fin d’un donjon.

Image tirée du jeu

À chaque décès, on recommence depuis le début du donjon, mais on conserve heureusement les crânes de cristal, les anneaux de jade et l’or récolté, qu’on investit dans des améliorations permanentes se transmettant sur toutes nos réincarnations futures, ce qui rend les passages suivants dans le temple plus aisés. On peut équiper trois de ces bénédictions à la fois. On trouve aussi des idoles dans certaines salles, auxquelles on peut faire des offrandes d’or ou de sang pour obtenir des bonus temporaires (250 points de vie supplémentaires, 25% plus de trésors, 10% de dommages additionnels, etc.).

Le jeu est présenté dans une vue isométrique au-dessus de l’action, et l’on ne contrôle pas la caméra, mais celle-ci se place toujours dans le bon angle. Les rendus de Curse of the Dead Gods sont en « cel-shading », offrant une esthétique qui rappelle la franchise Borderlands. On apprécie le niveau de détail général des donjons, des dalles usées au sol en passant par les herbes folles et les toiles d’araignées s’embrasant quand on approche notre torche. Le titre inclut également des événements quotidiens sous la forme de donjons spéciaux, qu’on peut essayer de compléter une fois par jour.

Je ne suis pas habituellement pas très friand des expériences de type rogue-lite, mais malgré tout, j’ai eu beaucoup de plaisir avec Curse of the Dead Gods, un titre qui se classe facilement parmi les meilleurs jeux du genre.

8/10

Curse of the Dead Gods

Développeur : Passtech Games

Éditeur : Focus Home Interactive

Plateformes : Nintendo Switch, Playstation 4, Microsoft Windows et Xbox One (testé sur Xbox Series X)

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À propos du journaliste

Patrick Robert

Cinéma, musique, jeux vidéo ou bandes-dessinées, Patrick partage sa passion pour la culture populaire depuis plusieurs années à travers les critiques, les entrevues, ou les textes d’actualité qu’il signe pour de nombreux médias, parmi lesquels le blogue de Ztélé, La Vitrine, Le Coin du DVD, et évidemment, Pieuvre.ca.

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