Pacer, quand un jeu veut imiter un classique

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Sur des pistes tordues résolument science-fictionnesque, des bolides tout aussi étranges et technologiquement avancés foncent à toute allure, en s’échangeant parfois des tirs et en slalomant entre les obstacles. Bienvenue dans Pacer, un jeu de course d’arcade qui évoque la grandeur de titres anciens, sans toutefois l’atteindre.

Développé et publié par R8 Games, Pacer a normalement tous les ingrédients nécessaires pour que le titre soit mémorable et s’inscrive durablement au panthéon des jeux de course d’arcade futuristes, un club particulièrement sélect. À l’instar d’autres genres, celui-ci a été occupé dans les années 90 par des jeux qui sont encore des classiques, aujourd’hui.

De fait, donc, Pacer offre une série de circuits relativement bien conçus, bien qu’un peu tortueux, qui sont présentés dans des environnements de qualité. La sensation de vitesse y est clairement définie, et il faudra d’ailleurs apprendre à jauger la puissance de son bolide pour éviter de cogner les différents garde-fous jusqu’à ce que notre engin, privé de boucliers et de « points de vie », n’explose et ne nous fasse perdre de précieuses secondes.

En explorant les divers circuits et modes de jeu – enfin, en explorant ce qu’il est possible d’explorer sans y jouer pendant longtemps, puisqu’environ les 3/4 des circuits doivent être « déverrouillés » en accumulant des crédits octroyés en occupant de bonnes positions à la fin des courses, on a l’impression que Pacer est franchement ambitieux.

Mais on a aussi l’impression que cette ambition est ralentie, entravée par quelque chose d’autre. Et ce n’est pas seulement les circuits qui sont décidément trop complexes pour leur propre bien, ou plutôt trop pas assez naturels, sans cette fluidité qui fait en sorte que la conduite est simple, directe, efficace.

Non, ce qui ne fonctionne pas, ou ce qui ne fonctionne qu’à peine, c’est l’ambiance générale du jeu. Simplement mettre de l’avant des décors futuristes et des véhicules élancés n’est pas suffisant pour donner l’impression de filer à toute allure et tenter de sauver notre peau pour remporter la victoire. Ce qu’il faut, c’est aussi une musique à l’avenant. Et Pacer, malheureusement, offre une trame sonore médiocre. Si banale, en fait, qu’on en vient à oublier qu’elle existe.

Sans avoir joué à tous les titres classiques de ce sous-genre de jeux de courses, il est tout de même incroyable qu’en tenant compte de la musique, rien ne semble avoir dépassé la série F-Zero. Ce n’est pas pour rien, après tout, que 22 ans après la sortie de F-Zero X sur la Nintendo 64, on produise encore des adaptations des plus grands succès de sa bande sonore!

Et il n’est pas question, ici, de copier la célèbre franchise; sans compter qu’il y a fort à parier que le budget de développement de ces jeux de course est passablement limité. Toutefois, un peu d’attention accordée à la bande-son aurait pu faire des merveilles. Autrement, on se retrouve avec un jeu compétent, certes, mais éminemment oubliable, malheureusement.

Pacer

Développeur et éditeur: R8 Games

Plateformes: Windows (Steam), PlayStation 4, Xbox One (testé sur Steam)

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À propos du journaliste

Hugo Prévost

Cofondateur et rédacteur en chef de Pieuvre.ca, Hugo Prévost se passionne pour le journalisme depuis l'enfance. S'il s'intéresse surtout à la politique, à la science, à la technologie et à la culture, Hugo n'hésite pas non plus à plonger tête première dans les enjeux de société, l'économie ou encore les loisirs et le tourisme.

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