The Umbrella Academy, saison 2: virée à Dallas et apocalypse

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Deux saisons, deux fins du monde à contrecarrer: les aventures des enfants Hargreeves, superhéros dysfonctionnels, se poursuivent dans une deuxième mouture de la télésérie Umbrella Academy, une adaptation des bandes dessinées pour Netflix, sous la gouverne de Steve Blackman.

Souhaitant, sans surprise, éviter la destruction de la Terre provoquée par l’éveil des pouvoirs de Vanya, septième membre de cette drôle d’académie formée d’enfants tous nés le même jour, en 1989, qui se découvre une capacité de destruction sans précédent, l’équipe bigarrée remonte dans le temps et débarque à Dallas, au début des années 1960.

Mais en voulant corriger le continuum spatio-temporel et éviter la fin du monde, nos héros (sont-ils vraiment des héros?) en viennent à provoquer une guerre nucléaire entre les Américains et les Soviétiques qui entraîne, là encore, l’apocalypse. Il en reviendra donc à Five, un quinquagénaire coincé dans le corps d’un jeune adolescent, de tenter de trouver, une nouvelle fois, comment « arranger » le présent. Ou, dans ce cas-ci, le passé.

La première saison d’Umbrella Academy avait surpris, avec ses personnages hauts en couleur, souvent aux antipodes les uns des autres, et avec un scénario complètement rocambolesque qui semblait parfois débouler si vite qu’on terminait un épisode presque en tentant de reprendre son souffle… Avant d’appuyer sur le bouton pour passer à la prochaine partie de cette saga mêlant superhéros, fantastique et science-fiction.

Pour cette deuxième saison, donc, la série s’intéresse davantage à des enjeux sociaux de l’époque qui demeurent cruellement contemporains: Allison, la seule Noire de l’équipe, tombera amoureuse et mariera un militant pour les droits civiques, à une époque où la ségrégation était encore légale, dans le Sud américain. Vanya, devenue amnésique, développera une relation avec Sissy, une femme au foyer négligée par Carl, son époux travaillant mais définitivement en retard sur son temps en matière d’égalité des sexes et de séparation des rôles matrimoniaux et familiaux.

Sans tomber dans les divulgâcheurs, et surtout en tentant de faciliter la compréhension d’un univers où près d’une dizaine d’histoires s’entrecroisent, parfois de façon violente, il est facile d’affirmer que cette deuxième saison d’Umbrella Academy est ambitieuse. En cherchant à s’ancrer davantage dans le contexte socio-politique et historique du début des années 1960, aux États-Unis, l’oeuvre aborde non seulement la question des libertés civiles et des relations homosexuelles, mais aussi la guerre du Vietnam, le mouvement peace and love, la Guerre froide… sans oublier le fameux thème central des voyages dans le temps et de leurs répercussions. Certes, on se dit parfois que les échanges avec les personnages principaux n’évoluent pas beaucoup, que les enfants Hargreeves auraient beaucoup à gagner à aller en thérapie, et que certains d’entre eux semblent parfois unidimensionnels, mais le fait est que la série bouge si rapidement que ces détails moins peaufinés tiennent malgré tout la route.

On n’écoutera pas Umbrella Academy si l’on cherche une série « profonde », mais pas, non plus, si l’on souhaite éteindre son cerveau et s’écraser sur un divan. Cette oeuvre se situe quelque part entre ces deux « extrêmes », et représente un divertissement suffisamment attrayant pour que l’on ait hâte à une éventuelle troisième saison.

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À propos du journaliste

Hugo Prévost

Cofondateur et rédacteur en chef de Pieuvre.ca, Hugo Prévost se passionne pour le journalisme depuis l'enfance. S'il s'intéresse surtout à la politique, à la science, à la technologie et à la culture, Hugo n'hésite pas non plus à plonger tête première dans les enjeux de société, l'économie ou encore les loisirs et le tourisme.

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