Les plus grandes empreintes de dinosaures sont en France

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Elles ont mis plus de 166 millions d’années à nous parvenir, ces gigantesques empreintes de dinosaures qui s’impriment sur le toit d’une grotte du sud de la France. D’une longueur de plus de 1,25 mètre, ce seraient les traces laissées par trois titanosaures  qui – on présume – se promenaient en bord de mer.

Ces empreintes géantes appartiennent à une espèce encore inconnue de ces géants et lourds herbivores au long cou, comme le précise l’étude sur la découverte fortuite réalisée par le paléontologue français Jean-David Moreau, lors d’une expédition de spéléologie en 2015. Les chercheurs de l’Université de Bourgogne ont rapporté l’excellent état de conservation de ces empreintes de doigts, coussinets et même de griffes.

Lors de cette journée du Jurassique, il y a entre 166 millions et 168 millions d’années, trois de ces imposants titanosaures cheminaient donc sur le rivage et y ont marqué la surface boueuse d’alors. C’est celle-ci qui, fossilisée, apparaît aujourd’hui à près de 500 mètres sous la terre, sur le toit de la grotte Castelbouc du plateau du Causse Méjean, en Lozère.

Les traces de Castelbouc attestent donc de la présence de sauropodes dans les environnements littoraux d’alors, ce qu’ont confirmé les analyses sédimentologiques, pétrographiques et minéralogiques.

Le titanosaure (Titanosauridae) appartient à la famille des sauropodes qui ont pour caractéristique d’imposantes mensurations – le Musée américain d’histoire naturelle de New York possède une copie du squelette d’un de ces géants dont la taille estimée est de 37 mètres. Avec un long cou qui dressait sa tête à plus de 20 mètres, il s’agit de la famille des plus grands dinosaures ayant foulé notre planète.

On en découvre rarement dans une caverne naturelle — et encore moins sur le toit d’une grotte — ce qui démontre, soulignent les chercheurs, le grand potentiel de la prospection dans les grottes karstiques profondes, aux surfaces mieux préservées que les affleurements extérieurs. Il faut toutefois y mettre du temps, puisqu’il a fallu parcourir un labyrinthe d’espaces serrés et fréquemment inondés de 100 mètres de long, avant de pouvoir admirer ces empreintes.


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Agence Science-Presse

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