Le castor délimite son territoire aux Pays-Bas

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Le castor n’a pas traversé l’océan Atlantique à la nage, il a plutôt été réintroduit aux Pays-Bas il y a 30 ans pour le meilleur et pour le pire, d’après le groupe environnemental Nature Today et l’Association pour la protection des animaux Zoogdierenvereninging, rapporte Dutch News le 7 novembre.

Très appréciés pour leur fourrure, les castors ont disparu du paysage néerlandais en 1826 lorsque le dernier a été matraqué à mort dans la rivière IJssel. Trente ans après leur réintroduction, leur population atteint le nombre de 3500 pour une superficie un peu plus grande que celle de la Belgique et du Luxembourg combinés, soit 41 500 kilomètres carrés. Ils ont établi des territoires dans toutes les provinces, à l’exception de Noord-Holland.

La présence des castors est avantageuse pour la biodiversité et favorise la croissance des végétaux par leur travail de débroussaillage. En rongeant les arbres difficilement accessibles, le castor dégage les étendues boisées, laissant percer les rayons de soleil. Ainsi, la lumière atteint le fond de la rivière faisant croître les nouvelles pousses. Par contre, il peut endommager les digues et les fondations. Leurs barrages bloquent le courant et causent des inondations.

La Zoogdierenvereninging prévoit que la population continuera de croître, c’est-à-dire que le mammifère s’installera dans des endroits où il n’est pas désiré et sera l’objet de cueillette par les autorités. Les provinces du Limbourg et de la Gueldre accordent aux animaux désignés comme espèces protégées une dispensation extraordinaire pour les cueillettes assez fréquentes.

En plus d’être un petit pays, les deux tiers du territoire sont vulnérables aux inondations et aux submersions marines.

Biodiversité surabondante

À ne pas confondre avec le castor, le rat musqué est nuisible parce qu’il a l’habitude de creuser des tunnels à travers les digues et autres défenses côtières ou riveraines. Par la cueillette ou par la chasse, les Néerlandais doivent se débarrasser des espèces devenues envahissantes, rapporte Dutch News le 9 août.

Il n’y a pas assez de nourriture pour nourrir les cerfs, alors ils meurent de faim ou sont chassés, ou ils sont chassés parce qu’ils meurent de faim. Les faons naissent au printemps et la période de chasse est à l’automne, ce qui crée un cycle.

La laie et ses marcassins

Les sangliers sauvages sont tolérés dans seulement les provinces du Limbourg et de Gueldre, de même que le groupe vivant dans les environs de la ville d’Utrecht. Sinon, il est permis de les chasser parce qu’ils endommagent les cultures et les voitures.

La province de Drenthe a donné le feu vert à la chasse au cormoran et de tout oiseau qui mange les poissons dans les lacs, sous certaines conditions, à la satisfaction des pêcheurs.

Les oies sont également en trop grand nombre, mais comme les cerfs, ils font partie de la gastronomie des Pays-Bas.


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À propos du journaliste

René-Maxime Parent

Rédacteur en chef de la section Société, René-Maxime Parent s’est joint à Pieuvre.ca en 2014. Sa couverture de l’actualité internationale se partage entre l’Amérique latine et la Scandinavie. Son intérêt pour les arts visuels, le cinéma et l’architecture le conduit à parcourir la métropole québécoise régulièrement.

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