À la conquête de la galaxie, avec Stellaris: Console Edition

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Invitant les joueurs à créer de toutes pièces un empire s’étendant à travers le cosmos, Stellaris: Console Edition pourrait bien être le jeu de stratégie le plus complexe et le plus ambitieux que l’on puisse se procurer sur consoles.

Les jeux de stratégie ont toujours été associés au clavier et à la souris et souvent, pour que les contrôles et les nombreux menus puissent être gérés facilement par une manette, leur expérience est simplifiée lorsque vient le temps de les adapter aux consoles de salon. Le pire exemple est probablement Civlization Revolution, conçu spécifiquement pour les consoles et ressemblant à une version « Fisher Price » de ce que la franchise offre habituellement. Ce n’est heureusement pas le cas avec Stellaris: Console Edition, un titre qui ne fait aucun compromis sur la profondeur de ses mécaniques, et offre la même complexité que son équivalent PC.

Le but de Stellaris est de bâtir, à partir de zéro, un empire intergalactique. Comme dans la majorité des jeux de stratégie, il y a plusieurs façons de « gagner », que ce soit par une domination militaire, culturelle, économique, ou scientifique. Le titre propose une dizaine de civilisations préétablies (communauté humaine, royauté de Yondarim, Union stellaire chinorrienne, etc.), mais il est beaucoup plus gratifiant de créer sa propre race, et de l’accompagner vers les plus hauts sommets. Très complexe, l’outil de création laisse choisir l’apparence de notre espèce (humanoïde, aviaire, gélatineuse, etc.), mais les options dépassent largement l’aspect cosmétique pour déterminer la génétique, la culture, la religion, ou le type de gouvernement.

Image tirée du jeu

Stellaris: Console Edition incorpore une part de gestion de ressources à son expérience. La surface de chaque planète est représentée par des tuiles individuelles, pouvant abriter des fermes servant à nourrir la population, des mines capables d’extraire les matières premières du sol, ou des centrales qui produiront l’énergie nécessaire pour propulser nos visées expansionnistes. En plus de financer des projets de recherche donnant accès à de nouvelles technologies et bâtiments, les ressources accumulées sont également utilisées dans la fabrication de vaisseaux (scientifiques, militaires ou de construction), ou encore pour le commerce, une fois que l’on a établi des échanges avec d’autres civilisations.

L’exploration et la conquête spatiale occupent la majeure partie de Stellaris. La carte est immense, et il faut cartographier chaque nouveau système solaire rencontré afin d’en répertorier les ressources. Les planètes habitables sont colonisables sur le champ, et une fois la technologie découverte, il devient possible de terraformer celles dont le climat est inhospitalier. En explorant ces nouveaux territoires, on découvre des anomalies et des artéfacts anciens, mais aussi des formes de vie inconnues. On peut alors les observer à distance et recueillir plus d’informations, avant de décider de l’approche à emprunter. Les scientifiques, commandants et gouverneurs que l’on nomme dans divers postes clés prennent de l’expérience au fil des ans, mais meurent également, et doivent être remplacés.

Image tirée du jeu

L’interface de Stellaris: Console Edition est un bel exemple d’efficacité, et l’écran réussit à condenser une quantité impressionnante d’informations sans jamais nuire à la lisibilité. La bande du haut affiche les ressources à notre disposition, et celle du bas les messages d’alerte. Avec la flèche droite du pavé numérique, on accède au gestionnaire permettant de donner des ordres à ses unités, et la gauche ouvre les options les plus fréquentes du menu (journal de bord, recherches, diplomatie, etc.). D’un clic, on passe de la vue d’un système solaire et ses planètes à un panorama d’ensemble du cosmos entier. On peut stopper le passage du temps mais pas l’accélérer, ce qui produit une expérience lente, et un peu méditative.

Avec des mécaniques d’une telle profondeur, Stellaris: Console Edition aurait pu s’avérer difficile d’approche, mais puisqu’il inclut un excellent tutoriel sous la forme de missions expliquant, chacune à leur manière, les rudiments de base du jeu, la courbe d’apprentissage se fait progressivement, et sans douleur. Bien qu’il ne comprenne pas de mode permettant de se mesurer à d’autres joueurs en ligne, la gigantesque carte du cosmos est générée aléatoirement à chaque nouvelle partie, ce qui donne une valeur de rejouabilité quasi illimitée au titre, surtout lorsqu’on considère le nombre de races complètement différentes qu’il est possible de créer, et de faire évoluer.

Les amateurs de jeux de stratégie trouveront leur compte avec Stellaris: Console Edition, un titre prouvant hors de tout doute qu’il est possible d’offrir la même complexité aux joueurs avec une manette qu’à ceux qui utilisent une souris et un clavier.

8.5/10

Stellaris: Consoles Edition

Développeur : Paradox Development Studio

Éditeur : Paradox Interactive

Plateformes : PS4 et Xbox One (testé sur Xbox One)

Jeu disponible en français (texte à l’écran seulement)


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Stellaris: la (quasi) perfection galactique

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À propos du journaliste

Patrick Robert

Cinéma, musique, jeux vidéo ou bandes-dessinées, Patrick partage sa passion pour la culture populaire depuis plusieurs années à travers les critiques, les entrevues, ou les textes d’actualité qu’il signe pour de nombreux médias, parmi lesquels le blogue de Ztélé, La Vitrine, Le Coin du DVD, et évidemment, Pieuvre.ca.

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