La santé mentale des jeunes, une priorité pour l’économie (et la société)

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Ils seraient deux millions: autant de travailleurs d’ici dont les besoins en santé mentale ne seraient pas satisfaits, ce qui les empêcheraient de fonctionner au maximum de leurs capacités. Voilà ce qui ressort d’une récente étude du Conference Board du Canada dont les conclusions ont été dévoilées mardi.

Ainsi, au dire de l’organisation fédérale, « il serait très bénéfique à long terme de créer des programmes de soutien pour les maladies mentales et de réduire les obstacles qui empêchent les jeunes adultes de se faire soigner ».

« Tout le monde peut être victime de maladie mentale, à n’importe quel âge. Le Canada doit veiller à ce que son programme dans ce domaine comprenne des mesures ciblées sur la santé mentale de tous les travailleurs canadiens et surtout des jeunes qui constitueront la population active de demain, a déclaré Louis Thériault, vice-président, Stratégie industrielle et politiques publiques. Les jeunes Canadiens ont plus d’années de vie active devant eux et en soignant leur maladie mentale plus tôt, on peut améliorer leur santé mentale à long terme. Ce doit être une priorité pour notre économie et pour notre société. »

Toujours selon le Conference Board, les problèmes de santé mentale des jeunes travailleurs pourraient entre autres être dûs au fait que ces employés occupent des postes plus précaires qui leur donnent un accès limité ou pas d’accès du tout à des régimes d’assurance professionnels.

« Avec un traitement et un soutien optimaux, la productivité d’un jeune travailleur canadien âgé de 15 à 24 qui souffre de dépression pourrait augmenter d’environ 29 000$ sur la totalité de sa vie active », lit-on encore dans le rapport.

Il ressort d’études précédentes du Conference Board que si tous les salariés canadiens souffrant de dépression recevaient un traitement optimal, plus de 1,2 million de personnes pourraient travailler à plein temps et être pleinement fonctionnels, rapportant ainsi 32,3 milliards $ supplémentaires par an à l’économie canadienne. De même, si toutes les personnes souffrant d’angoisse recevaient un traitement optimal, 545 000 autres Canadiens jusque-là dans l’incapacité de travailler pourraient  entrer sur le marché du travail et ajouter environ 17,3 milliards $ par an à l’économie.

À l’heure actuelle, plaident encore les chercheurs, les jeunes Canadiens âgés de 15 à 24 ans sont les plus susceptibles d’avoir souffert de troubles de l’humeur ou d’épisodes dépressifs majeurs dans l’année écoulée.

« Il est essentiel de comprendre les besoins et les préférences des jeunes, et de connaître l’efficacité des soutiens, car il est probable qu’ils ne sont pas les mêmes que dans d’autres groupes d’âge », ajoute le rapport.

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Pieuvre.ca

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