Nouvelle programmation au Planétarium Rio Tinto Alcan: l’infini, le grand et le petit

0

Année charnière pour la Ville de Montréal qui célèbre son 375e anniversaire, 2017 l’est également pour les institutions montréalaises qui participent à l’effervescence des festivités entourant cet anniversaire important. Du côté d’Espace pour la vie et du Planétarium Rio Tinto Alcan, c’est avec deux œuvres multimédias inspirantes que s’ouvre la saison estivale.

À partir du 9 mai, le public est convié à visionner la programmation double au Planétarium Rio Tinto Alcan. Tout d’abord, c’est avec une très grande fierté que l’équipe du Planétarium, qui collabore avec l’ONF depuis un moment déjà, présente KYMA, ondes en puissance. Il s’agit d’une toute première véritable carte blanche à l’ONF et à Philippe Baylaucq qui signe cette œuvre magistrale. De ce premier réel partenariat est né KYMA, un spectacle immersif qui se veut une incursion poétique dans l’univers des ondes.

Selon Pierre Lacombe, directeur du Planétarium, KYMA, ondes en puissance est une représentation métaphorique et humaine des ondes qui s’insère bien dans la mission d’Espace pour la vie. En effet, l’œuvre explore par le biais des ondes la connexion entre l’humain et la nature.

Du concepteur et réalisateur Philippe Baylaucq qui s’est allié à Robert Marcel Lepage pour la musique, KYMA, ondes en puissance est un concept unique dans la veine des réalisations de l’ONF. Décrite comme un conte allégorique, l’œuvre évoque de manière visuelle la place tenue par les ondes dans la nature et dans les arts. Musique originale, acrobates, scènes animalières, étoiles qui s’entrechoquent, végétation luxuriante, tout se donne à voir dans un grandiose amalgame artistique. Présenté sur un dôme 360 degrés, le film absorbe presque le spectateur, lui aussi acteur de cette œuvre immersive. Le visible et l’invisible se côtoient donc dans ce court-métrage lyrique où sciences et art ne font qu’un. Audacieux et parfois déconcertant.

La seconde projection de cette nouvelle programmation double explore, par le biais de trois exemples concrets, ces « petits » objets célestes dans Voyageurs de l’ombre. Si les projections du Planétarium nous présentent régulièrement les phénomènes plus imposants de l’univers, Voyageurs de l’ombre s’attarde plutôt aux astéroïdes, aux comètes et aux sondes qui en ont fait l’exploration. Adaptée d’un film produit par la firme Evans & Sutherland (États-Unis), la version québécoise permet la narration en direct par un animateur scientifique qui rend le tout plus dynamique. Voyageurs de l’ombre s’insère parfaitement dans la mission vulgarisatrice du Planétarium et permettra au public de s’immiscer dans une réalité où les mots grands et petits prennent un tout autre sens.

Dans son allocution lors du lancement, Charles-Mathieu Brunelle, directeur général d’Espace pour la vie, a mentionné qu’il s’agissait des 10e et 11e spectacles présentés au Planétarium Rio Tinto Alcan depuis son ouverture en 2013. D’une fois à l’autre, le Planétarium innove et se renouvelle, proposant aux spectateurs des œuvres qui les transporteront dans d’autres univers où l’art, la nature et l’homme se côtoient et invitent à la réflexion.

Partagez

À propos du journaliste

Émilie Plante

Rédactrice web, geek au tempérament artiste, Émilie est une touche-à- tout qui carbure au café et aux activités culturelles. Éternelle étudiante, elle détient un baccalauréat en histoire de l’art, une maîtrise en muséologie, a quelques cours en communication et en gestion derrière la cravate ainsi qu’un doctorat honorifique en « flattage » de chats. Depuis 2009, elle écrit pour des blogues d’entreprises ou des sites traitant de sujets divers (univers geek, communication, féminisme, musique techno, technologies) et est journaliste culturelle depuis plusieurs années. Ses sujets de prédilection sont le cinéma, la danse contemporaine, les arts visuels, la muséologie et… sans doute aussi les chats.

Répondre