Le président américain soutient le port d’armes avec virulence

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À l’inverse du système électoral, le port d’armes est démocratique aux États-Unis ou en voie de le devenir. Le président américain a assuré le 28 avril au lobby concerné, la National Rifle Association (NRA), qu’il n’allait pas s’opposer à ce droit, responsable de 8124 meurtres aux États-Unis en 2014, d’après le F.B.I.

Le président des États-Unis, Donald Trump a affirmé aux membres de la NRA, le principal groupe de pression en faveur de la possession d’armes au pays, qu’ils ont un « ami » à la Maison-Blanche promettant de ne pas agir contre le droit de posséder des armes, rapporte le quotidien catalan La Vanguardia. « Je vous promets ceci: en tant que président, jamais je ne vais interférer dans le droit du peuple d’avoir et de porter une arme. La liberté n’est pas un don du gouvernement, c’est un don de Dieu », a-t-il souligné à la convention annuelle de la NRA à Atlanta dans l’État de la Géorgie.

Donald Trump est le premier président à se prononcer avant la réunion annuelle de la NRA, depuis que le président Ronald Reagan ait fait la même chose en 1983. « Vous m’avez appuyé et je vais vous appuyer maintenant », a affirmé le président américain qui a bénéficié de l’appui de ce puissant groupe de pression pendant la campagne électorale de 2016. Ce support consiste à faire valoir ce droit protégé par le deuxième amendement de la Constitution américaine : « Une milice bien organisée étant nécessaire à la sécurité d’un État libre, il ne pourra être porté atteinte au droit du peuple de détenir et de porter des armes ».

« Quand on interdit les armes, (il en résulte que) seuls les criminels seront armés », a défendu Donald Trump en assurant que « le port d’arme responsable sauve des vies ». À cela, il a ajouté que son gouvernement « a agit rapidement pour restaurer quelque chose qui importe beaucoup aux propriétaires d’armes: l’application de la loi », avec l’appui « clair » des policiers et des agents de l’ordre. Ce fut le moment de désigner un ennemi: les bandes criminelles Mara Salvatrucha (MS-13), formées dans les rues de Los Angeles en Californie qui ont pris de l’ampleur en Amérique centrale, notamment au El Salvador.

Le 12 janvier 2017, les Salvadoriens ont célébré leur première journée sans homicide depuis le 22 janvier 2015, note le quotidien britannique Guardian. À 104 meurtres sur une population de 100 000 résidents, le taux d’homicides a atteint un sommet en 2015. Par la suite, le petit pays de 21 000 km2 a maintenu son titre de pays le plus violent au monde avec une moyenne de 81,2 meurtres.

Obama versus le Congrès

L’ex-président américain, Barack Obama a promu des mesures en 2013 pour contrôler les armes, mais le Congrès ne les a pas approuvées. Sous l’influence de la NRA, la mesure de vérification des antécédents judiciaires des acheteurs d’armes n’a pas été adoptée même s’il y avait consensus auprès de la population.

Avec un taux d’homicides par armes à feu de 3,6, un taux total d’homicides de 5,3 et un taux de suicide par armes à feu de 6,3 pour une population de 100 000 résidents, les États-Unis enregistrent des données démesurées en comparaison avec l’ensemble des pays de l’Occident, selon une étude de l’American Journal of Medicine publié par la chaîne américaine CBS le 3 février 2016. À titre d’exemple, le Canada enregistre 0, 5 – 1,0 – 1,5, la France: 0,2 – 0,6 – 2,2 et la Suède: 0,2 – 0,9 – 1,2 à ces statistiques.

À la gloire du protagoniste du film The Ten Commandments (1956) et membre de la NRA, le défunt Charlton Heston, les superproductions et les téléséries américaines nous montrent comment loger une arme à feu dans notre ergonomie sociale, pacifique.

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À propos du journaliste

René-Maxime Parent

Rédacteur en chef de la section Société, René-Maxime Parent s’est joint à Pieuvre.ca en 2014. Sa couverture de l’actualité internationale se partage entre l’Amérique latine et la Scandinavie. Son intérêt pour les arts visuels, le cinéma et l’architecture le conduit à parcourir la métropole québécoise régulièrement.

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