Après la téléphonie IP, l’entreprise Ooma voit grand

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Hugo Prévost

De la surveillance domestique capable de prévenir à distance un utilisateur en cas d’intrusion, c’est bien; un système de surveillance domestique capable non seulement de prévenir à distance un utilisateur, mais aussi de contacter les services d’urgence, tout en ne coûtant pas les yeux de la tête, c’est encore mieux.

Chez Ooma, une entreprise spécialisée dans les solutions de téléphonie IP, on a annoncé la semaine dernière, dans le cadre de l’édition 2017 du Consumer Electronic Show (CES) de Las Vegas, l’introduction d’une nouvelle plateforme de surveillance domestique. À l’aide d’une série se détecteurs (mouvement, température, etc.), les utilisateurs du service pourront utiliser leur appareil Ooma pour être avertis en cas d’intrusion ou de problème dans leur résidence.

Pour Brian Jaquet, directeur des relations publiques au sein de l’entreprise, cet ajout à l’éventail de services offerts par Ooma est tout ce qu’il y a de plus naturel. « Voilà bientôt 10 ans que nous offrons une solution de téléphonie web facile d’utilisation et abordable, et ce autant pour les clients résidentiels que pour les entreprises », explique-t-il au bout du fil.

De fait, Ooma s’appuie sur le Telo, qui fait office de centrale téléphonique, que ce soit pour des utilisateurs au Canada, ou encore au pays de l’Oncle Sam. Suffit de brancher l’appareil sur internet et d’y raccorder le ou les téléphones désirés pour obtenir un service téléphonique de base, en payant uniquement les taxes et frais réclamés par les gouvernements, plutôt que de prendre un abonnement distinct auprès d’un fournisseur de services. L’appareil offre aussi la possibilité d’y connecter un téléphone intelligent en passant par une application mobile.

« Alors que les gens sont de plus en plus portés à « couper le cordon », comme cela est le cas avec la télévision, nous estimons qu’il demeure essentiel de disposer d’une ligne téléphonique fixe chez soi, que ce soit pour des questions de sécurité (les services d’urgence localisent plus facilement les appels effectués à partir de lignes fixes que de cellulaires), ou parce que les coûts sont minimes », poursuit M. Jaquet.

De fait, la même philosophie prévaut avec le nouveau service de surveillance. Les frais seront encore une fois minimes, affirme Ooma – du moins, par rapport à un système d’alarme traditionnel -, et l’entreprise dit avoir un autre tour dans son sac pour offrir un service qui se démarquera de la concurrence. « Si je suis à l’extérieur de la ville et que mon système d’alarme m’avertit d’une intrusion ou d’une situation dangereuse à mon domicile, j’ai beau appeler automatiquement les services de secours à partir de mon téléphone cellulaire, je n’arriverai pas à rejoindre le bon département des pompiers, ou encore le bon service de police. Voilà pourquoi le Telo va utiliser, dans ce cas précis, son propre service de localisation pour contacter les services d’urgence, pour ensuite les mettre en contact avec moi, à distance. De cette façon, la sécurité sera meilleure et l’intervention, plus rapide », explique M. Jaquet, qui se dit « vraiment excité » par cette fonctionnalité.

« Vous pourrez connecter un nombre virtuellement illimité de senseurs et détecteurs dans votre maison, et une fois que ceux-ci seront installés, vous pourrez gérer le tout grâce à une application pour téléphone intelligent. »

Pour les abonnés du service Ooma de base, la surveillance domestique entraînera des frais supplémentaires d’environ 7$ US par mois, tandis qu’elle sera gratuites pour les utilisateurs du service « premium », indique M. Jaquet dans l’entrevue réalisée en prévision du CES. Quant aux senseurs, leur prix variera entre 24,99 $ US et 34,99 $ US. En date de rédaction de l’article, le nouveau service n’était pas encore annoncé sur le site web de l’entreprise.

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À propos du journaliste

Hugo Prévost

Cofondateur et rédacteur en chef de Pieuvre.ca, Hugo Prévost se passionne pour le journalisme depuis l'enfance. S'il s'intéresse surtout à la politique, à la science, à la technologie et à la culture, Hugo n'hésite pas non plus à plonger tête première dans les enjeux de société, l'économie ou encore les loisirs et le tourisme.

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