Islande: les pirates reprennent le flambeau, les conservateurs contre-attaquent

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René-Maxime Parent

L’Islande n’a toujours pas de gouvernement. Troisième parti en importance d’après le vote du 29 octobre, le Parti pirate a reçu le mandat le 2 décembre de la part du président Guðni Th. Jóhannesson de former la coalition à cinq partis.

Après que le Parti de l’indépendance ait échoué de former une coalition à trois partis, que le Parti vert-gauche ne se soit pas entendu avec quatre autres partis sur la gestion des pêches et sur la taxation des revenus les plus élevés, le Parti pirate a relancé la proposition du Parti vert-gauche de former une coalition avec l’Alliance sociale-démocrate, Viðreisn et Bright Future.

« Quand nous avons commencé les discussions la dernière fois, nous les avons entamés d’un point de vue très à gauche par rapport à ces partis », a expliqué la représentante des Pirates, Birgitta Jónsdóttir. « Probablement que c’était plus difficile pour ceux qui étaient le plus à droite d’arriver à une conclusion acceptable. Aujourd’hui, nous essayons d’atteindre l’objectif à partir du centre », rapporte Reykjavik Grapevine le 5 décembre.

Au même moment, le chef du Parti de l’indépendance, Bjarni Benediktsson a affirmé à la presse qu’il a approché le nouveau parti libéral Viðreisn afin de réessayer de former une coalition à trois partis avec Bright Future, même si les discussions ne sont pas arrivées à terme le mois dernier.

Le président Guðni Th. Jóhannesson assure que l’ancienne coalition restera en place jusqu’à ce qu’on la remplace par une nouvelle formation légitime, excluant l’option du gouvernement minoritaire. Ainsi, le Parti de l’indépendance et le Parti progressiste demeurent au pouvoir, ce gouvernement qui a attiré les foudres des Islandais.

« Je pense que c’est exceptionnel de délibérer avec cinq partis différents dont chacun a ses propres objectifs et ses propres forces. Si nous pouvons partir de ce principe, nous allons être en mesure de former une coalition forte », a affirmé Birgitta Jónsdóttir sur les ondes de la radio de la capitale Reykjavik, Bylgjan FM 98,9.

Si ces élections nous apprennent quelque chose, c’est qu’essayer d’adapter de nouvelles idées à un vieux système c’est comme de poser un réservoir de nitro à un modèle T de Ford, tu peux sûrement trouver une façon de le faire, mais le résultat risque d’être désastreux, conclus le rédacteur en chef de Reykjavik Grapevine, Paul Fontaine le 9 décembre.

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À propos du journaliste

René-Maxime Parent

Rédacteur en chef de la section Société, René-Maxime Parent s’est joint à Pieuvre.ca en 2014. Sa couverture de l’actualité internationale se partage entre l’Amérique latine et la Scandinavie. Son intérêt pour les arts visuels, le cinéma et l’architecture le conduit à parcourir la métropole québécoise régulièrement.

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