BRMC à la Tulipe: de la sueur et des cordes grinçantes

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Difficile de quantifier la musique du Black Rebel Motorcycle Club. Rock, folk, atmosphérique, le groupe originaire de Sacramento s’est plus qu’agréablement renouvelé depuis son premier disque, BRMC, en 2001. De passage hier à la Tulipe, le trio a offert une excellente prestation, consacrant BRMC comme l’un des meilleurs groupes rock de la décennie.

Les lumières s’éteignent, les spectateurs applaudissent, crient, hurlent. Les musiciens du groupe invité, Alberta Cross – qui ont offert une performance respectable, si ce n’est de la voix du chanteur Peter Ericson Stakee qui déteint de l’ensemble -, ont quitté la scène depuis déjà quelques minutes. Apparaissent sur scène les trois membres du Black Rebel Motorcycle Club; vestons de cuir, mines patibulaires, favoris broussailleux, on se croirait de retour dans les années 50, avec un look à la James Dean.

Les premières notes sont expulsées des hauts-parleurs, les premières cordes des guitares sont pincées et tordues, les premiers mots résonnent dans les enceintes, et on y plonge avec un plaisir entièrement assumé. Les notes grasses, le rock puissant, les membres du groupes en sueur… le public en redemande.

BRMC a fait la part belle aux pièce de son dernier album, Beat the Devil’s Tattoo, en interprétant entre autres la pièce titre du disque, mais également Bad Blood et la planante Aya, pour ne nommer que celles-là. Le trio a aussi revisité tous ses albums précédents, à l’exception de The Effects of 333. Au final, le public rassemblé pour voir Black Rebel Motorcycle Club aura eu droit à plus de deux heures de prestation comprenant une performance scénique inoubliable, ainsi qu’à une musique endiablée regroupant les plus grands succès du groupe, que ce soit dans le genre hard-rock (Whatever Happened to my Rock’n’Roll) que folk (Shuffle your FeetOwl). Un spectacle éblouissant.

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À propos du journaliste

Hugo Prévost

Cofondateur et rédacteur en chef de Pieuvre.ca, Hugo Prévost se passionne pour le journalisme depuis l'enfance. S'il s'intéresse surtout à la politique, à la science, à la technologie et à la culture, Hugo n'hésite pas non plus à plonger tête première dans les enjeux de société, l'économie ou encore les loisirs et le tourisme.

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