FIFA – Calder, un portrait: quand un homme et son art ne font qu’un

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Véritable poète des formes et des couleurs, l’Américain Alexander Calder s’est consacré corps et âme à son art. Filmé dans le cadre d’une série de portraits d’artistes parrainés par un couple français, Calder, un portrait présente l’homme au crépuscule de son existence, mais l’œil et l’esprit toujours aussi vifs.

La Fondation Maeght, fondée par Aimé et Marguerite Maeght, est l’une des plus importantes institutions en matière d’art moderne et contemporain.  Pour célébrer le 45e anniversaire de cet organisme, le Festival international des films sur l’art offre une vaste sélection de courts-métrages portant sur les artistes qui ont gravité autour du célèbre couple de marchands d’art.

L’un de ces artistes est Alexander Calder, virtuose multidisciplinaire, à la fois peintre, sculpteur, lithographe, créateur de bijoux et de jouets. Le film, tourné au début des années 1970, présente un Calder âgé, mais qui semble avoir conservé son cœur d’enfant. Peu bavard, il manie le pinceau et les outils avec sérénité, dans sa maison, auprès des siens. Réalisation de Charles Chaboud qui l’accompagne dans son quotidien, le court-métrage fait voir aux spectateurs un grand gaillard animé par une passion communicative.

Calder, un portrait dépeint l’homme comme un être attachant et espiègle. En plein processus créatif, dans son atelier, ou lorsqu’il assiste les ouvriers lors du montage de ses œuvres monumentales, il insuffle à son travail une vivacité qui est sienne depuis le début de sa vie d’artiste. On le voit peindre, découper et sculpter les matières les plus diverses. Malgré son mutisme quasi constant, on le sait heureux. Son épouse Louisa, interviewée durant le court-métrage, confirme que l’homme est peu enclin à la discussion, mais qu’il partage à sa façon sa passion pour les formes et les matériaux.

On ne peut nier que les producteurs sont des proches de Calder, car le film est empreint d’une subjectivité touchante. Pourtant, cette même subjectivité fait en sorte que le spectateur se sent presque invité dans le quotidien de l’artiste. Impossible de ne pas ressortir du visionnement sans un large sourire aux lèvres!

 

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À propos du journaliste

Émilie Plante

Rédactrice web, geek au tempérament artiste, Émilie est une touche-à- tout qui carbure au café et aux activités culturelles. Éternelle étudiante, elle détient un baccalauréat en histoire de l’art, une maîtrise en muséologie, a quelques cours en communication et en gestion derrière la cravate ainsi qu’un doctorat honorifique en « flattage » de chats. Depuis 2009, elle écrit pour des blogues d’entreprises ou des sites traitant de sujets divers (univers geek, communication, féminisme, musique techno, technologies) et est journaliste culturelle depuis plusieurs années. Ses sujets de prédilection sont le cinéma, la danse contemporaine, les arts visuels, la muséologie et… sans doute aussi les chats.

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