Navigation : scientifiques

« J’avais l’impression d’être un échec complet, parce que je ne mène pas de recherches visant à guérir la COVID. » Une réaction apparemment répandue depuis quelques mois, note un reportage de la revue britannique Nature.

Défié par certains, nié par d’autres, le consensus scientifique demeure le rempart collectif pour contrer la désinformation et répondre aux sceptiques et complotistes. En parler est dans l’air du temps en raison de la COVID-19 et de la litanie d’opinions relayées dans les médias: les uns déplorent l’absence de ce consensus tandis que les autres l’invoquent pour expliquer la situation. Le Détecteur de rumeurs propose de remettre les pendules à l’heure.

Pour les uns, Bill Gates a prédit la pandémie, ce qui prouve qu’il nous cache quelque chose. Pour les autres, personne n’aurait pu prévoir une crise sanitaire de cette ampleur. Le Détecteur de rumeurs explique pourquoi les deux affirmations sont fausses.

La perception des couleurs a longtemps été un mystère pour les chercheurs en neurosciences et en psychologie, qui débattent sur la « quantité » de couleur qui est véritablement perçue. Une étude de l’Université Dartmouth, en collaboration avec le Amherst College, a révélé que les gens ne sont au fait que d’une gamme particulièrement limitée de couleurs dans leur vision périphérique; la majeure partie de notre perception de la couleur est donc forcément construite par le cerveau, affirment les chercheurs.

Depuis lundi, les trois Nobel de science — médecine, chimie et physique — ont récompensé le travail accompli par une poignée de sommités. Toutefois, les Nobel ont beau être les prix scientifiques les plus prestigieux aux yeux du public, ils n’en sont pas moins qualifiés, à intervalles réguliers, d’anachroniques, d’inadaptés à la façon de faire la science… et de sexistes. Ces critiques sont-elles justifiées? Le Détecteur de rumeurs survole quatre de ces critiques.

Dès qu’une personne ou un groupe veut remettre en doute l’existence du réchauffement climatique, ou la responsabilité humaine dans le réchauffement, ou « l’urgence climatique », l’argument de l’absence de « consensus scientifique » revient sur la table. Mais que veut dire consensus, ici?

Les modifications génétiques de l’embryon sont peut-être à nos portes, mais comment les encadrer? C’est pour apporter un éclairage que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) rassemblera les 18 et 19 mars un panel de 18 experts à Genève, en Suisse —chercheurs, avocats et éthiciens. Bien qu’il y ait une urgence à uniformiser ces pratiques à l’échelle internationale, certains chercheurs craignent que cela ne mette un frein à leur recherche.