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Une personne sur trois hésite à faire vacciner son enfant au Québec. On a vite fait de se moquer de ces parents et pourtant, plusieurs bénéficient d’un haut niveau d’éducation. Comment en viennent-ils à douter? Voyage au cœur de l’hésitation vaccinale, à ne pas confondre avec le mouvement antivaccin.

Plus d’un enfant sur 10 est à risque de contracter une maladie potentiellement mortelle, mais qu’il est particulièrement facile de prévenir à l’aide d’un vaccin, révèle un nouveau rapport alarmant de l’UNICEF. Selon l’organisation internationale, cette « stagnation dangereuse des taux de vaccination » est attribuable « aux conflits, aux inégalités et à la complaisance ».

Au-delà des larmes, il demeure difficile de dépister les symptômes de dépression chez les enfants et les adolescents. De nombreux questionnaires tentent de cibler les enfants en détresse en adaptant les questions des adultes avec des termes plus simples. « La pêche aux symptômes s’avère souvent hasardeuse et l’on court le risque de ramasser trop de jeunes dans ses filets, par peur d’en laisser échapper », annonce Cécile Rousseau, chercheuse en psychiatrie sociale et culturelle à l’université McGill.