Navigation : mexique

Avec la parution du second et dernier tome, le scénariste Sean Lewis et la dessinatrice Caitlin Yarsky concluent en beauté la série Coyotes, une bande dessinée se décrivant comme la rencontre entre Underworld et Kill Bill.

La liberté journalistique était déjà menacée, que ce soit par les gouvernements de droite, par les entreprises, ou encore par le crime organisé. Voilà que la pandémie de COVID-19 s’abat sur le métier, avec les pertes de revenus, les fermetures et les mises à pied que cela laisse supposer. Pour Reporters sans frontières, qui présente son classement 2020 de la liberté de presse, les 10 prochaines années seront cruciales pour assurer la survie de la profession.

Quoi qu’en pense le président américain Donald Trump, qui clame avoir redonné sa « grandeur » à l’Amérique, les autres pays du monde ont une bien piètre image du chef d’État. Le pays de l’Oncle Sam, toutefois, profite d’un peu plus de clémence, selon un récent coup de sonde effectué pour le compte du Pew Research Center.

Au Mexique, un couple d’éleveurs de taureaux est bouleversé lorsque la femme s’éprend d’un dresseur américain. Avec le long-métrage Nuestro Tiempo (2018), le cinéaste mexicain Carlos Reygadas présente moins un choc entre deux cultures qu’il n’en détaille l’effet de l’impact.

Outre le mur du président Trump, c’est au tour des citoyens d’Amérique centrale de tout laisser derrière eux pour un avenir meilleur plus au nord. Le journaliste mexicain Francisco Martín Moreno met en cause l’héritage de l’empire espagnol dans El pais du 11 avril, alors que le journaliste italien et auteur de Gomorrah (2006), Roberto Saviano relève la responsabilité des États-Unis dans le New York Review of Books du 7 mars par rapport à cette situation chaotique à fuir.

Jean-Luc Cornette livre un conte poignant sur le véritable sens de la richesse et son inégale distribution avec La Perle, une bande dessinée adaptée du classique du même nom du Nobel de littérature John Steinbeck.

Il fait encore nuit au village de Unión Hidalgo, lorsque Doña Francisca allume le bois pour faire cuire son maïs. Dans quelques heures elle devra se rendre au marché public pour vendre les totopos qu’elle aura préparés durant la matinée. Dans un profond silence, on peut entendre les cailloux craquer sous ses pas, lorsqu’elle se rend à la modeste cuisine extérieure qu’elle a pu aménager après le séisme.