Navigation : carbone

À l’instar de détectives, des scientifiques de l’Argonne National Laboratory étudient des indices découlant de la libération de carbone dans des régions où fond le permafrost, combinant des informations pour créer des cartes détaillées permettant de prédire les impacts de la hausse des températures mondiales sur les futures émissions de gaz à effet de serre.

Quelques érables peuvent-ils vraiment compenser les émissions de gaz à effet de serre (GES) d’un voyage en avion? La réponse est oui: la captation, puis la séquestration du CO2 par les arbres est, de toutes les stratégies pour atténuer l’impact des changements climatiques, l’une des plus faciles à calculer. Mais il y a aussi des bémols, expliquent le Détecteur de rumeurs et Unpointcinq.

À mesure que des missions comme celle du télescope spatial Hubble et des instruments TESS et Kepler continuent de nous fournir un aperçu des propriétés des planètes situées autour d’autres étoiles – les exoplanètes –, les chercheurs ont de plus en plus de facilité à déterminer l’apparence de ces mondes, leur composition, et à savoir s’ils pourraient être habitables, ou non. Dans une récente étude, des spécialistes ont ainsi conclu que certaines planètes riches en carbone pourraient être constituées de diamants et de silice.

Les diamants sont peut-être éternels, mais un nouveau matériau, également composé de carbone, pourrait bien leur porter ombrage. En effet, des chercheurs proposent une nouvelle façon de « placer » les atomes de carbone pour en faire une substance aussi dure, mais plus rigide et plus légère.

Une équipe de physiciens et de chimistes de l’Université de Bristol espère pouvoir directement recycler des matériaux radioactifs provenant d’un ancien réacteur nucléaire britannique pour produire des sources d’énergie de très longue durée.

Une économie sobre en carbone pour assurer le développement et la croissance du Québec: voilà ce que propose l’Institut du Québec, dans le cadre de deux rapports rendus publics mardi matin. Ces documents sont publiés alors que les pressions sont fortes, sur le gouvernement Legault, pour accélérer la transition verte pour lutter contre les changements climatiques.

Même le magazine The Economist s’en mêle: l’éditorial de son dernier numéro pointe d’un doigt accusateur l’indolence des élites et des politiques face au climat, avec un titre des plus pessimistes: « Le monde est en train de perdre la guerre contre les changements climatiques. »

Pour plusieurs défenseurs de l’environnement, la réduction des gaz à effet de serre est l’objectif unique qui accapare toute leur attention. Normand Mousseau professeur de physique à l’Université de Montréal et directeur académique de l’Institut de l’énergie Trottier, Polytechnique Montréal y voit un mythe dangereux.