Quoi de mieux, pour se changer les idées, que de combattre des hordes de ce qui ressemble à des pustules géants (et explosifs) installés sur des pattes de crustacé, le tout en incarnant un squelette se déplaçant en planche à roulettes? Accrochez vos tuques, on saute à pieds joints dans Megabonk.
Après avoir personnellement testé des dizaines d’émules de Vampire Survivors, et alors que le genre passablement niché du horde survivor commence à déborder, avec l’afflux de ce qui est probablement des centaines de titres depuis quelques années, ce journaliste n’a aucunement honte d’admettre que Megabonk est autant un plaisir coupable qu’une énorme surprise.
Développé par une seule personne (!), ce roguelike ne cache vraiment pas ses sources d’inspiration: les coffres au trésor proposent une animation d’ouverture pratiquement identique à celle de Vampire Survivors, on y retrouve quantité de tomes… Mais l’imitation est, après tout, la plus belle forme de flatterie, dit-on, mais avec quelques surprises bien à lui, ce nouveau titre réussit à se démarquer sans trop de problèmes.
Tout d’abord, la 3D: le jeu n’est pas en vue du dessus, mais plutôt en vue à la troisième personne, dans un environnement en trois dimensions à travers lequel nos héros peuvent courir, sauter, plonger du haut d’une falaise, ou encore carrément s’envoler après avoir reçu des coups de la part des monstres.
Ladite 3D est vieillotte, tout comme l’ensemble du style visuel, mais cela fait le charme du jeu. Et malgré les polygones visibles, le titre est résolument moderne.

Ensuite, les personnages. Car il faut un peu de facéties, dans la vie, n’est-ce pas? Alors, nous avons l’équivalent de la version Disney de Robin des bois, le preux chevalier, le squelette qui fait des cabrioles avec sa planche en sautant dans les airs, le culturiste qui lance des missiles en se montrant les muscles… La chose part dans tous les sens, et c’est franchement sur le point d’être jouissif. Tant qu’à créer un monde fantastique, après tout, allons-y à fond. Y compris avec l’habileté carrément appelée Megabonk, qui s’accompagne d’un bel effet sonore de maillet sur une surface dure. Bonk!
Pour l’instant, on ne semble pas retrouver, dans ce nouveau titre, la même profondeur stratégique que dans Vampire Survivors. Pour les puristes, cela pourrait représenter un repoussoir, mais il convient de répondre deux choses à cette affirmation: tout d’abord, seulement 10 jours après sa sortie, Megabonk n’en est probablement encore qu’à ses débuts. Ou, en fait, il faudra consacrer plusieurs heures à ce jeu pour déverrouiller des fonctionnalités supplémentaires.
Et enfin, c’est justement cette accessibilité qui fait défaut au jeu qui a lancé le genre. Pourquoi, donc, ne pas faire table rase et recommencer avec une formule un peu différente?
Franchement amusant, particulièrement prenant, et avec un titre aussi simple qu’efficace, Megabonk mérite amplement sa place au panthéon des horde survivors.
Megabonk
Développeur et éditeur: vedinad
Plateforme: Windows (testé sur Steam)
Jeu disponible en français (interface)





