Les variants du SARS-CoV-2 sont dominants, mais contrôlables

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La semaine dernière, une première projection disait du variant britannique qu’il pourrait devenir la forme dominante du coronavirus circulant aux États-Unis d’ici le mois de mars. Quelques jours plus tôt, une projection similaire disait la même chose au Danemark. Et quelques jours plus tard, c’était au tour de Toronto. Cap vers la 3e vague.

La bonne nouvelle, c’est que jusqu’ici, les vaccins de Pfizer, de Moderna et d’AstraZeneca semblent démontrer qu’ils sont aussi efficaces, ou presque aussi efficaces, contre ce variant britannique que contre la forme classique du virus. L’inquiétude avec un variant britannique éventuellement dominant n’est donc pas l’efficacité du vaccin. C’est plutôt le risque de voir les hôpitaux se remplir à nouveau, puisque le variant est plus contagieux.

Et peut-être plus mortel aussi: une analyse des autorités britanniques de la santé pré-publiée vendredi suggère pour la première fois que ce variant britannique serait « probablement » plus mortel. Le taux de mortalité pourrait être de 40 à 60% supérieur, ce qui se traduirait, chez les hommes britanniques de 55 à 69 ans, par un risque de décès passant de 0,6 à 0,9%.

Avec le variant sud-africain, l’inquiétude est d’une nature différente puisque d’ores et déjà, les vaccins d’AstraZeneca, de Novavax et de Johnson&Johnson, ont semblé montrer une baisse mesurable d’efficacité. Bien que, là aussi, toutes ces données parues depuis le début de février soient encore préliminaires, celles d’AstraZeneca ont inquiété davantage, puisqu’il s’agit de la vaccination qui a lieu à l’épicentre, soit l’Afrique du Sud elle-même. Là où le variant représente désormais la quasi-totalité des nouveaux cas.

Par ailleurs, une des hypothèses semble avoir été confirmée en fin de semaine: il serait possible d’avoir été infecté une première fois par le virus, puis réinfecté avec des symptômes graves. Des cas de réinfections « bénignes » ou moins sévères que la première infection avaient été signalés, mais un patient français de 58 ans serait devenu en janvier le premier cas au monde de réinfection grave, victime du variant sud-africain.

Bien que toutes ces informations dressent un portrait qui semble sombre, les chiffres sud-africains montrent qu’il reste possible de lutter efficacement contre le variant sud-africain, notait-on en fin de semaine: lorsque le patient est détecté rapidement, et que des mesures de traçage des contacts sont effectuées avec célérité, il est possible de limiter les nouvelles infections, même avec ce variant plus contagieux.

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