Séance de test – Le Pixel 4a, le téléphone de tous les jours

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Quand sait-on que l’on a mis au point quelque chose de très près du téléphone parfait? Pas le téléphone idéal, avec une pile qui durerait une semaine, ou le plus rapide des processeurs. Mais plutôt un téléphone efficace, qui dure un certain temps, qui tient bien en main et qui permet d’accomplir l’ensemble des tâches quotidiennes associées à ce genre d’appareil. Et heureusement, le Pixel 4a, de Google, s’approche très près de cette « perfection ».

Tout est relatif, bien entendu, mais avec un appareil de 5,8 pouces de diagonale, le 4a se prend très bien dans une main. Ainsi, le téléphone, qui possède déjà une coque solide et relativement antidérapante, a encore moins de chances de vous glisser d’entre les doigts si l’on y ajoute un étui de qualité.

Le processeur Snapdragon 730G, de Qualcomm, suffit amplement pour accomplir toutes les tâches nécessaires dans le cadre d’une utilisation quotidienne, soit ouvrir des applications de base (courriel, navigateur web, applications mobiles comme Instagram, Twitter, etc.), sans jamais que des ralentissements marqués ne viennent nuire à l’expérience utilisateur.

Idem pour la pile de 3140 mAh, qui est tout à fait suffisante pour environ deux journées d’utilisation « normale ». Bien entendu, cette normalité dépend de chaque personne, et nul doute que si quelqu’un décide d’écouter constamment de la vidéo en ligne en se servant de sa connexion cellulaire, ou de se tourner vers la navigation par satellite pendant des heures, il faudra probablement recharger l’appareil en 36, ou même 24 heures, plutôt qu’en 48.

Ce qui est intéressant à noter, d’ailleurs, c’est qu’au contraire du Pixel 4, par exemple, si les souvenirs de ce journaliste sont bons, le fil de recharge fourni avec le téléphone est doté d’un embout USB-C, pour le brancher dans l’appareil, mais d’une connexion USB mâle standard à l’autre extrémité. Sur le Pixel 4, le fil à deux connexions USB-C (idem sur l’adaptateur se branchant dans une prise de courant) forçait les gens ne possédant pas cette connexion sur leur ordinateur à se munir d’un embout intermédiaire, ou de modifier des fils avec connexion micro-USB pour obtenir une recharge généralement plus lente.

Cette fois, fort heureusement, il est possible de brancher son Pixel 4a dans un bon vieux PC de bureau, ou dans un ordinateur portatif disposant de connexions USB standard.

Cette recharge, d’ailleurs, prendra environ 90 minutes pour que le niveau de charge de la pile passe de 0 à 100%.

Autre belle surprise, le port audio 3,5 mm est enfin de retour, après son retrait sur de précédents modèles, dont le Pixel 4. La décision d’emboîter le pas à Apple avait ouvert la voie à la multiplication des écouteurs Bluetooth, qui sont utiles jusqu’à ce qu’il soit nécessaire de les utiliser sur un autre appareil, ou de les recharger, ou avait plutôt forcé les puristes à utiliser un inélégant adaptateur.

Des photos claires

Impossible de critiquer un téléphone intelligent sans parler de ses appareils photo. Avec une caméra arrière de 12 mégapixels, et un objectif avant qui en fait 8, le Pixel 4a ne va pas concurrencer les appareils haut de gamme, et certainement pas les caméras réflex, mais pour de la photo de tous les jours, et même pour certains projets spéciaux, le téléphone sera fort utile. Sans oublier, bien entendu, les différents filtres et autres méthodes de traitement, notamment celle destinée à flouter l’arrière des selfies.

Tout cela serait sans doute possible avec un logiciel de traitement photo, voire une application mobile, mais le logiciel de Google gérant les fonctionnalités de la caméra est suffisamment complet pour la plupart des besoins en la matière.

Ce qui semble étrange, toutefois, c’est cette propension d’Android de présenter des photos prises dans le cadre de l’application Messenger, de Facebook, par exemple, de façon floue. On se doute que la véritable version qui sera envoyée au destinataire du message sera nette, mais on s’interroge à savoir s’il s’agit d’un bogue de programmation, ou d’un problème de traitement.

De fait, la version d’Android à laquelle le Pixel 4a a accès (11, au moment d’écrire ces lignes) comporte quelques petits bogues, notamment l’application horloge qui ne s’ouvre pas directement lorsque l’une de ses notifications est sélectionnée sur l’écran de veille, ou encore l’étrange ralentissement qui survient lorsque l’on sélectionne une notification d’un message direct sur Twitter.

Mais tout cela est minime. Après 11 versions, Google a sans trop de surprises réussi à développer un système d’exploitation mobile fiable et solide. Pendant les nombreuses semaines d’essai du téléphone, aucun bogue majeur n’a été recensé.

De fait, disons-le franchement: pour moins de 500$, le Pixel 4a est un fantastique petit appareil qui répondra à la quasi-totalité des besoins quotidiens. Bien entendu, les amateurs de photographie mobile haut de gamme, de vitesse spectaculaire, ou encore de très grande autonomie pourront être déçus. Mais entre payer l’équivalent de plus d’un mois de loyer (ou d’hypothèque), et pouvoir se munir d’un appareil qui permet d’être rejoignable en tout temps, le choix est assez simple.

Le Pixel 4a est donc fortement recommandé, est il est heureux que Google continue de proposer des versions plus abordables de ses téléphones intelligents. À noter, ici, que la version évaluée est dotée d’une antenne 4G (LTE), et non pas 5G.

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À propos du journaliste

Hugo Prévost

Cofondateur et rédacteur en chef de Pieuvre.ca, Hugo Prévost se passionne pour le journalisme depuis l'enfance. S'il s'intéresse surtout à la politique, à la science, à la technologie et à la culture, Hugo n'hésite pas non plus à plonger tête première dans les enjeux de société, l'économie ou encore les loisirs et le tourisme.

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