À la TOHU, une prestation qui ne passera pas à l’histoire

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Du 29 mai au 9 juin, à la TOHU, a lieu le spectacle des finissants de l’École nationale de cirque. Lors de la représentation du 30 mai, nous n’avons pas été très impressionnés. Ce n’était pas, et de loin, la meilleure mouture à laquelle nous avons pu assister. Cependant, la variété était au rendez-vous avec pas moins de 16 disciplines représentées. On nous en avait annoncé une 17e, la roue allemande, mais elle était finalement absente du programme.

Si certains numéros se sont avérés banals, d’autres ont été plutôt décevants ou déconcertants. Par exemple, dans l’épisode 1, en parallèle avec la prestation principale, nous avons assisté à une séance de tortillement au sol dans de grandes pellicules de plastique. Où donc était l’art circassien là-dedans ? Dans l’épisode 6, le numéro de diabolo était peu convaincant et l’artiste a commis deux erreurs : à peaufiner.

De façon générale, les chorégraphies étaient peu intéressantes, malgré le talent indéniable de l’artiste en monocycle dans son duo avec une bipède et la belle énergie du duo de claquettes. Mais là encore, pourquoi des claquettes ?

Dans le quatrième épisode, nous avons eu droit à la principale prestation musicale et, hélas, cela sonnait faux, contrairement aux choix musicaux qui, eux, s’accordaient très bien à l’action et qui venaient l’appuyer dans des moments moins intenses.

Le numéro le plus complet fut certainement l’épisode 9 où cinq disciplines étaient représentées, où tout le monde était sur la scène et où ça bougeait beaucoup. Malheureusement, le numéro s’est étiré un peu trop.

Parmi les moments forts de la soirée, notons les mâts chinois pour lesquels nous avons pu constater un excellent travail d’équipe. Les cordes lisses aussi ont impressionné le public alors que pas moins de six artistes s’exécutaient en même temps avec un dynamisme remarquable. Dans le numéro d’équilibre de l’épilogue, l’artiste a fait preuve d’une maîtrise tout ce qu’il y a de professionnel. Mais c’est lors du numéro des trapèzes ballants que le public a retenu son souffle et qu’il l’a eu coupé tout à la fois: mémorable!

En résumé, plusieurs numéros n’atteignaient pas le niveau déjà vu chez les finissants de la prestigieuse école, mais de grands talents se sont dévoilés.


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À propos du journaliste

Martin Prévost

Martin Prévost fréquente la scène culturelle montréalaise depuis plus de trente ans. À titre de chroniqueur culturel, il a collaboré au magazine Paraquad durant deux ans et il est un fidèle de Pieuvre.ca depuis ses débuts. Ses intérêts vont du design à la danse contemporaine en passant par les arts du cirque, la musique du monde, la littérature, le théâtre, les arts visuels et le cinéma. Musicien amateur, il consacre la plupart de ses interventions pour Pieuvre.ca à la musique classique, de la musique de chambre à l’opéra.

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