Le président qui pourrait nuire à la vaccination

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Depuis son élection, Trump n’a pas dit un seul mot sur les vaccins. Une première pour un président des États-Unis en 75 ans. Mais c’est peut-être aussi bien qu’il n’ait rien dit, disent ceux qui craignent comme la peste qu’il ne se remette à retwitter certains de ses bobards préférés.

« Silencieux n’est pas un terme qu’on associe normalement avec notre président » écrivait récemment le professeur d’éducation et d’histoire Jonathan Zimmerman, de l’Université de Pennsylvanie. Mais « c’est une grosse amélioration sur ses prises de position précédentes, qui avaient répété la fausseté sur les vaccins qui causent l’autisme. » Une référence, entre autres, à un tweet de 2014:

Le problème est surtout que, depuis le début de l’année, on recense aux États-Unis plus de 620 cas de rougeole et le total continue d’augmenter, en général dans des lieux où la résistance à la vaccination est à son plus fort. Or, chaque président depuis Franklin Delano Roosevelt — lui-même victime de la polio — a pris position pour la vaccination infantile ou s’est fait photographier recevant un vaccin contre l’épidémie de grippe du moment — Obama et le H1N1 en 2009, Gerald Ford et la « grippe porcine » en 1979. Trump est le premier à n’avoir rien dit, ni rien écrit sur le sujet, depuis son élection. Mais plusieurs interrogés ces dernières semaines semblent préférer qu’il continue à se tenir tranquille.

« Je ne sais pas s’il a l’autorité morale ou scientifique. Et il a certainement fait beaucoup pour éroder cette autorité », déclare au magazine médical Stat le Dr Howard Markel, pédiatre à l’Université du Michigan. Pour une partie de la communauté de la santé, poursuit le reportage, « la question n’est pas de savoir si des élus devraient soutenir la vaccination, mais si un président qui a déjà répandu des fausses informations est le bon messager ».


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Agence Science-Presse

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