Attrition: Tactical Fronts – La guerre, une bonne raison pour se faire mal

0

Sur un champ de bataille virtuel, fantassins, unités spécialisées, canons et autres cavaliers et chars d’assaut tentent d’obtenir l’avantage décisif pour éliminer l’adversaire avant que ce dernier ne fasse de même. Voici le monde futé, mais sans pitié, d’Attrition: Tactical Fronts.

Développé et publié par Cardboard Keep, Attrition: Tactical Fronts est, comme son nom l’indique, un jeu de stratégie tactique. Le titre se déroule à une époque évoquant la Première Guerre mondiale, où il était par exemple encore possible de croiser des cavaliers et des tanks sur le même champ de bataille.

Chaque unité, comme l’on peut s’en douter, disposera de capacités offensives, défensives et de possibilités de déplacement spécifiques. Si le canon lourd fera ainsi particulièrement mal à ceux qui recevront un obus sur la tête, ses jours seront rapidement comptés s’il se retrouve seul à seul face à un char, ou face à un tirailleur d’assaut déterminé.

Le jeu dispose d’ailleurs d’un tutoriel assez complet, qui explique patiemment les notions de points de mouvement, de capacités d’attaque, de défense, de la possibilité de prendre quelqu’un en embuscade, de l’utilité d’envoyer des unités légères explorer le terrain masqué, etc. S’il y en a certes beaucoup à retenir dès le départ, les parties peuvent durer de cinq à 30 minutes, ce qui nécessite une prise en main rapide.

Le tout a des allures de transposition d’un jeu de plateau – et avec un nom comme Cardboard Keep, le studio ne fait rien pour dissiper cette impression. Heureusement, tout est clair, précis, bien illustré, avec juste assez de sérieux pour éviter que le jeu ne sombre dans la parodie ou qu’un aspect visuel trop clownesque ne tranche désagréablement avec l’importance d’utiliser efficacement ses différentes unités pour remporter la victoire.

Conçu principalement pour des escarmouches contre l’ordinateur et pour le jeu en ligne, Attrition dispose néanmoins d’une vingtaine de missions solo qui permettront de gagner en assurance et de développer les compétences qui serviront ensuite dans les parties en ligne contre des gens normalement plus doués qu’une machine.

Il est vrai qu’en offrant un jeu à la profondeur stratégique relativement limitée, Cardboard Keep joue gros: si le jeu est trop simple, on s’en lassera facilement. S’il est trop complexe, seuls quelques mordus se donneront la peine de s’y plonger. La ligne semble ainsi particulièrement mince.

Et donc, Attrition: Tactical Fronts vaut-il les 17$ exigés sur la plateforme Steam? Si vous trouvez une ou plusieurs personnes contre qui vous envisagez de jouer, certainement. Dans le cas contraire, jouer contre l’ordinateur n’offre pas suffisamment de défis pour que l’on consente à délier à ce point les cordons de la bourse.

Attrition: Tactical Fronts

Développeur / Éditeur: Cardboard Keep

Plateformes: Windows, Mac OS, Linux/Steam OS (jeu testé sous Windows)

Disponible en anglais et en français


En complément:

L’Amérique profonde de Far Cry 5

Partagez

À propos du journaliste

Hugo Prévost

Cofondateur et rédacteur en chef de Pieuvre.ca, Hugo Prévost se passionne pour le journalisme depuis l'enfance. S'il s'intéresse surtout à la politique, à la science, à la technologie et à la culture, Hugo n'hésite pas non plus à plonger tête première dans les enjeux de société, l'économie ou encore les loisirs et le tourisme.

Répondre