Andor – Chada et Thorn: aventures à deux sur une île mystérieuse

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Hugo Prévost

S’appuyant sur le jeu d’aventure et de stratégie Legends of AndorAndor – Chada et Thorn, des gens de chez Iello Games, transforme les mécaniques s’appuyant entre autres sur des lancers de dés et de la gestion de ressources pour adapter l’univers de son grand frère à un jeu de cartes coopératif pour deux joueurs.

Sans avoir joué à Legends of Andor, on s’initie au jeu dérivé en quelques minutes. Peu importe, bien honnêtement, que le monde visité s’appelle Andor – en fait, l’introduction nous indique que nos héros se sont en fait échoués sur une île mystérieuse, et qu’ils doivent retourner, justement, sur Andor -, ou que les personnages s’appellent Chada et Thorn.

Ce qu’il importe de savoir, en fait, c’est qu’il est nécessaire de partir d’un point A vers un point B à travers une série de scénarios. L’objectif étant d’atteindre la fin des différents scénarios sans être rattrapé par la « Malédiction », un mystérieux personnage constamment entouré de brouillard.

Pour voyager sur cette île mystérieuse, Chada et Thorn ne se déplaceront pas avec des dés, mais en utilisant une série de cartes à l’aide desquelles il faudra effectuer une planification stratégique avant de foncer, tête baissée, dans les embûches.

Voilà où repose l’attrait principal du jeu: on délaisse, peut-être de façon un peu audacieuse, la notion de hasard accompagnant normalement l’utilisation de dés pour plutôt s’orienter vers une progression linéaire. À chaque tour, le joueur a la possibilité d’activer l’une des trois cartes de son personnage, chacune d’entre elles comprenant trois actions comportant normalement des conséquences, que ce soit la perte de jetons utiles, l’ajout de cartes qui ralentissent la progression, ou encore l’avancée de la malédiction.

Ce qu’il faut également prévoir, c’est que le fait de jouer une carte implique qu’au tour suivant, il est fort possible qu’il n’y ait d’autre choix que de déplacer le personnage de la malédiction, chaque carte d’action étant suivie d’une carte de « conséquences ».

Au final, donc, on se retrouve avec un ennemi impossible à arrêter ou à affronter, et les joueurs participent à une course-poursuite qui durera pendant l’ensemble du scénario choisi. Et voilà un peu là où le bât blesse. Les habitués de Legends of Andor y trouveront peut-être leur compte, puisque le jeu original s’appuie lui aussi sur une mécanique de progression constante des adversaires, mais le choix de faire disparaître complètement la notion de hasard fait perdre sa saveur à Andord – Chada et Thorn. En sachant très bien que le grand méchant loup nous poursuivra coûte que coûte, et qu’il ne sera pas nécessaire de redoubler d’ardeur pour s’avérer habile, chanceux ou rusé dans nos choix, mais simplement de se précipiter vers l’extrémité est de la carte le plus rapidement possible, on perd rapidement intérêt envers le titre.

C’est bien dommage, d’ailleurs, puisqu’il y a effectivement quelque chose à creuser du côté d’un système de jeu d’aventure délaissant les traditionnels lancers de dés qui collent depuis si longtemps à la peau du genre. Mais Andor – Chada et Thorn semble condamné à demeurer un à-côté pour les amateurs du jeu principal, sans plus.

Copie fournie par Le Valet d’Coeur.

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À propos du journaliste

Hugo Prévost

Cofondateur et rédacteur en chef de Pieuvre.ca, Hugo Prévost se passionne pour le journalisme depuis l'enfance. S'il s'intéresse surtout à la politique, à la science, à la technologie et à la culture, Hugo n'hésite pas non plus à plonger tête première dans les enjeux de société, l'économie ou encore les loisirs et le tourisme.

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