Psychiatrie: le cas Trump

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Agence Science-Presse

Selon la majorité des psychiatres américains, le candidat républicain à la présidence était mentalement inapte à occuper le poste. C’était en 1964 et le candidat s’appelait Barry Goldwater.

Les chances de voir apparaître un sondage similaire cette année sont nulles. C’est que la poursuite en diffamation que le candidat d’alors a lancée contre le magazine Fact, qui avait publié ce sondage, a donné lieu à la « règle Goldwater », un ajout au code d’éthique de l’Association américaine des psychiatres, qui stipule que ceux-ci devraient se garder de tout diagnostic à l’égard d’une personnalité publique.

Cela n’a pas empêché plusieurs experts de se prononcer sur Donald Trump ces derniers mois: le psychologue Dan McAdams, de l’université Northwestern, a publié un long exposé en juin sur « le cerveau de Donald Trump » — narcissique, mythomane, nourri par l’attention des autres.

Le psychologue de l’université d’Oxford Kevin Dutton publie un autre type d’analyse dans l’édition de septembre du magazine Scientific American Mind (article réservé aux abonnés), où il compare Trump, Hillary Clinton et Bernie Sanders à 16 chefs d’État historiques, sur la base des huit critères de l’échelle des psychopathes, un test couramment utilisé en psychologie.

Trump y arrive dans le peloton de tête, surpassant même Adolf Hitler. Hillary Clinton arrive à peu près au milieu du classement et Bernie Sanders se distingue en terminant loin derrière.

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