La course à la présidence se heurte à des obstacles de taille

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René-Maxime Parent

Le directeur du FBI, James B. Comey a recommandé de ne pas intenter de poursuite criminelle envers Hillary Clinton pour avoir utilisé sa messagerie personnelle au moment où elle occupait la fonction de secrétaire d’État. Alors que le fondateur de Wikileaks, Julian Assange, a affirmé qu’il rendrait publics les courriels de l’ex-secrétaire d’État, d’après le Guardian du 16 juin.

« Nous avons de nouvelles informations au sujet d’Hillary Clinton… Nous avons des courriels en attente de publication, ça c’est vrai », a affirmé M. Assange lors d’une entrevue télévisée sur la chaîne télévisée ITV’s Peston le 16 juin. Sans spécifier le nombre de courriels et quand il les publierait.

Sur le site Wikileaks, 322 courriels et leurs pièces jointes ont été publiés le 30 mars. Cet envoi contenait 50 547 pages de document datées du 30 juin 2010 au 12 août 2014 en lien avec la messagerie privée de Mme Clinton. À cela, s’ajoutent 7570 pages de document envoyé par Mme Clinton lorsqu’elle occupait la fonction de secrétaire d’État de 2009 à 2013.

M. Assange avait déjà qualifié Mme Clinton de « faucon guerrier libéral ». Lui qui avait affirmé que Wikileaks avait publié des courriels la montrant comme l’instigatrice du coup d’État contre l’ex-président Mouammar Kadhafi en Libye, malgré les réticences du département de la Défense des États-Unis, d’après le quotidien.

Le fondateur de Wikileaks a également accusé le géant américain Google d’aider Mme Clinton dans sa campagne présidentielle. « Google est intensément aligné avec l’exceptionnalisme américain », a affirmé le lanceur d’alerte au forum international des médias à Moscou le 6 juin, d’après le Guardian.

M. Assange demeure confiné à résidence à l’ambassade de l’Équateur à Londres depuis le mois de juillet 2012.

Vote de la Floride

Que les électeurs de l’État du Texas, de l’Arizona ou de la Géorgie votent pour le Parti démocrate n’est pas la principale menace pour le Parti républicain. En revanche, que les électeurs de l’État de la Floride suivent les intentions de vote démocrates des États du Nevada et du Nouveau-Mexique peut s’avérer un problème démographique insurmontable pour l’élection du candidat Donald Trump, d’après le New York Times du 6 juillet.

Le vote des 29 grands électeurs de la Floride est décisif pour l’accession du Parti républicain au pouvoir. De par ses propos racistes envers la communauté hispanique, Donald Trump s’est aliéné leur vote. Le Parti républicain ne peut pas négliger ce vote qui a représenté 6% de l’électorat pendant la campagne de 2012. Une marge considérable qui avait donné son appui au candidat républicain Mitt Romney la même année, soutient le quotidien.

Donald Trump va chercher ses appuis en Floride du côté de l’électorat blanc, peu éduqué, c’est-à-dire auprès de ceux qui ne détiennent pas de diplôme collégial.

Pour sa part, l’ex-candidat Bernie Sanders a affirmé que le plan pour rendre l’éducation postsecondaire plus abordable est le « résultat des deux campagnes », d’après le Los Angeles Times du 6 juillet. Par ce plan, Hillary Clinton propose la gratuité scolaire pour les étudiants de niveau collégial et universitaire fréquentant les institutions d’enseignement publiques. La limite de 85 000 $ US du revenu familial annuel rendant l’étudiant éligible à la gratuité scolaire est repoussée à 125 000 $ US au cours des quatre prochaines années.

À l’instar du Canada et de Cuba, miser sur l’éducation publique semble un moyen efficace pour contrer un adversaire populiste comme le candidat républicain Donald Trump.

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À propos du journaliste

René-Maxime Parent

Rédacteur en chef de la section Société, René-Maxime Parent s’est joint à Pieuvre.ca en 2014. Sa couverture de l’actualité internationale se partage entre l’Amérique latine et la Scandinavie. Son intérêt pour les arts visuels, le cinéma et l’architecture le conduit à parcourir la métropole québécoise régulièrement.

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