Codenames: peu de mots, beaucoup de plaisir

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Hugo Prévost

Un bon jeu de société tient souvent à peu de choses: un concept suffisamment original et des règles facilement compréhensibles. S’il est possible de corser quelque peu la chose et d’en retirer un plaisir plus cérébral, des titres comme Codenames représentent une porte d’entrée fantastique pour petits et grands.

Mis au point par Vlaada Chvátil, Codenames, publié par Czeh Games Edition (et édité en français chez Iello), tourne autour d’une idée fort simple: faire deviner le plus grand nombre de mots possible tout en réduisant au minimum les indices fournis.

Deux équipes, les rouges et les bleus, s’affrontent ainsi autour d’un plateau formé de 25 cartes sur lesquelles sont inscrits les mots à trouver. La difficulté réside dans le fait que seuls certains d’entre eux feront gagner des points à l’une ou l’autre des équipes. Tour à tour, le maître de jeu de chaque équipe doit fournir un indice composé d’un mot et d’un chiffre, le premier étant un terme décrivant le plus grand nombre de mots à découvrir, et le second correspondant justement au nombre de mots décrits par l’indice.

L’idée semble complexe sur papier – et les règles, peut-être inutilement obscures, viennent renforcer cette impression -, mais il suffit de jouer un premier tour pour comprendre à quel point Codenames est un jeu simple et particulièrement amusant. Le défi réside dans la nécessité de comprendre comment les membres de son équipe réfléchissent pour déterminer les mots exacts permettant d’amasser le plus de points. Attention, cependant, à ne pas faire en sorte que ces joueurs trouvent un mot de l’équipe adverse! Si cela se produit, le point est attribué à ces derniers. Pire encore, un assassin (le jeu s’appuie sur le concept de l’espionnage) se cache quelque part sur le plateau. Les maîtres de jeu de chaque équipe savent où il se trouve, tout comme ils connaissent exactement l’emplacement des mots à découvrir, mais les joueurs l’ignorent. Suffit de démasquer cet assassin pour que la partie se termine instantanément et que l’équipe adverse l’emporte automatiquement.

Conçu pour des groupes allant de 2 à 12 joueurs, mais recommandé pour un minimum de quatre personnes, Codenames est un excellent jeu familial. Drôle, juste assez exigeant sur le plan intellectuel pour faire réfléchir sans condamner certaines personnes au rôle de spectateur, le titre se joue en une quinzaine de minutes par partie, et se décline dans une boîte de bonne qualité. La facture visuelle des cartes est également fort intéressante, et la multitude de combinaisons possibles lorsque vient le temps de créer un plateau de jeu assure une rejouabilité quasi-infinie. Dans le pire des cas, il suffirait de créer ses propres cartes en inscrivant des mots sur des morceaux de carton. Il y a fort à parier, également, que le jeu peut aisément se transposer dans une multitude de langues différentes. À se procurer sans faute.

La copie de Codenames a été fournie par la boutique Le Valet d’coeur

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À propos du journaliste

Hugo Prévost

Cofondateur et rédacteur en chef de Pieuvre.ca, Hugo Prévost se passionne pour le journalisme depuis l'enfance. S'il s'intéresse surtout à la politique, à la science, à la technologie et à la culture, Hugo n'hésite pas non plus à plonger tête première dans les enjeux de société, l'économie ou encore les loisirs et le tourisme.

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