Match d’impro version cirque: finale ce samedi 30 avril à la Tohu

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Mathilde Perallat

Produit par…Les Improduits, l’événement a lieu environ deux fois par année. L’idée d’ImproCirque est de proposer une nouvelle manière de présenter du cirque contemporain, de découvrir ses disciplines et ses artistes en tous genres.

Nous sommes à la Tohu, dans le Hall. On vous propose d’acheter pour 50 sous un nez rouge (ou 10, les recettes de cette petite vente vont à Clown Sans Frontières) que vous pourrez lancer sur l’arbitre à tout moment de mécontentement pendant le « match ». À l’entrée en salle, on vous distribue deux cartons aux couleurs des équipes : après chaque épreuve, il vous faudra voter pour celle que vous aurez préférée. Ce soir les bleus affrontent les rouges. La veille ce sont les jaunes qui ont gagné.

On se prendrait à imaginer que la piste de cirque s’est transformée en ring de box. Deux équipes de cinq artistes (un jongleur, un artiste aérien, un contorsionniste, un acrobate, un comédien) vont s’affronter pendant 2h.

Un arbitre énonce les règles des épreuves et deux arbitres de ligne veillent au bon respect de celles-ci. Huit épreuves multidisciplinaires et thématiques sont prévues. Exemple : Femme je te veux – jonglage. Ce soir là, une épreuve supplémentaire a été nécessaire pour départager les deux équipes. À l’arrière-scène, un orchestre devra lui aussi improviser selon des thèmes musicaux imposés qui s’accorderont avec l’épreuve. Ça ne niaise pas. Et pourtant tout a lieu dans une ambiance bonne enfant, en toute bienveillance et avec un objectif avant tout : avoir et procurer du fun ! L’ImproCirque c’est avant tout une excuse pour voir de belles performances, de belles énergies, de beaux artistes.

Et puis, c’est une forme originale d’hommage au cirque.

Le cirque exige une technicité et une rigueur élevées, en partie dues à la prise de risque. Mais l’âme du cirque tient aussi (et surtout !) dans sa capacité à composer avec une grande incertitude. Même dans un spectacle bien rodé, une balle qui tombe pendant un numéro de jonglage, une main qui glisse pendant un portée, un pied qui trébuche sur un fil en l’air sont autant de loupés banals qui doivent être appréhendés comme des propositions de jeu. L’écoute et la complicité entre les artistes associés à une imagination constante sont primordiales depuis la formation jusque pendant les représentations en passant par les étapes de création. Le cirque n’est pas un art figé, il vit! Et L’ImproCirque en est la preuve!

Ce soir samedi 30 avril, c’est la finale ! Hier soir les bleus ont gagné. Ils joueront face aux jaunes, les gagnants de jeudi.

Courez-y ! Les enfants vont adorer lancer des nez de clowns sur l’arbitre, les mères verront de beaux chests et les pères auront presque eu l’impression d’être allés au match.

Billets à l’avance à la Tohu ici, mais sur place, ça marche aussi !

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À propos du journaliste

Mathilde Perallat

Mathilde Perallat vient de France, et plus particulièrement de Provence. Avant de s’installer à Montréal, elle a passé plusieurs années dans la capitale culturelle française où elle s’est nourrie de théâtre, de danse et de cirque en forte quantité – autant que de qualité. C’est aussi par sa propre pratique des arts du cirque, en tant que danseuse aérienne, qu’elle est tombée amoureuse des arts de la scène. Formée en sociologie et en gestion, et doctorante à Concordia dans une recherche sur le rôle social que peut porter le cirque, Mathilde s’inspire et nourrit son âme et son esprit de spectacles en tous genres tout en continuant à se forger un esprit critique, cette critique qui fait si bien la réputation de son pays, pour le meilleur et pour le pire. Elle sait néanmoins mettre de l’eau dans son vin (selon les circonstances) et tente de donner des avis qui mesurent regard personnel et mise en perspective, toujours dans une grande ouverture.

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