Cirque – Un blizzard qui réchauffe

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Depuis le 18 décembre et jusqu’au 5 janvier, la compagnie Flip Fabrique présentait Blizzard, à la ToHu.

Malgré son nom, le spectacle de Flip Fabrique ne laisse pas de glace. Au contraire, il réchauffe le cœur avec une troupe qui se tient serrée comme une famille qui se retrouve par grand froid, dans le temps des Fêtes. Piano enjoué, balles de neige, tuques et foulards, tout est là pour nous mettre dans l’ambiance d’une partie de plaisir au cours de laquelle on comprend bien que le froid et le vent, ce n’est certes pas suffisant pour qu’on s’empêche de s’amuser.

Si certains numéros sont plutôt convenus, aucun ne manque de professionnalisme. Pour une des rares fois, aucune balle de jonglerie (ou de neige) ne s’échappe des mains des jongleurs. D’ailleurs, le deuxième numéro de jonglerie, avec surface au sol rebondissante et parois vitrées, est proprement époustouflant.

Le numéro d’ouverture, au cadre russe, est empreint de délicatesse et impressionne même, par certains mouvements ralentis. La poésie est omniprésente. Le numéro de sangles, en duo, apparaît très exigeant et démontre une jolie originalité. Originalité qui manque un peu à certains mouvements dans les main à main, mais rien de décevant pour autant : tout ne peut pas toujours être nouveau.

La série de capsules sur l’hiver qui se veut humoristique manque sa cible à deux reprises, jusqu’à ce qu’un des personnages se choque et demande au pianiste de jouer de la musique d’été, de pays chaud. Cela donne lieu à un picaresque numéro de hula hoop effectué par un artiste masculin en jupe hawaïenne. Hilarante performance.

Le numéro de trampoline au sol met tout le monde à contribution et la mise en scène est vive et rafraîchissante. Chacun y a d’ailleurs ses quelques secondes de gloire.

Mais c’est peut-être le deuxième numéro de trampoline qui a le plus impressionné et ravi. Les trois artistes en cause ont vraiment fait preuve d’une force et d’une précision impeccables, tout en s’amusant férocement. Le cirque, c’est comme ça qu’on l’aime.


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À propos du journaliste

Martin Prévost

Martin Prévost fréquente la scène culturelle montréalaise depuis plus de trente ans. À titre de chroniqueur culturel, il a collaboré au magazine Paraquad durant deux ans et il est un fidèle de Pieuvre.ca depuis ses débuts. Ses intérêts vont du design à la danse contemporaine en passant par les arts du cirque, la musique du monde, la littérature, le théâtre, les arts visuels et le cinéma. Musicien amateur, il consacre la plupart de ses interventions pour Pieuvre.ca à la musique classique, de la musique de chambre à l’opéra.

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