La semaine de quatre jours gagne des appuis

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L’idée d’une semaine de quatre jours continue de gagner des appuis, affirme Alice Martin, chef de la division Travail et Salaire au sein de la New Economics Foundation, un groupe de réflexion britannique, en prévision d’une présentation à la Society 4.0 Conference de l’Université Swinburne, en Australie.

Selon Mme Martin, les arguments à propos de la réduction du nombre d’heures travaillées sont particulièrement importants, et l’augmentation de la part des tâches automatisées ont ajouté un côté plus urgent au débat.

« Obtenir des heures de travail réduites sans voir les salaires diminuer offre une porte de sortie pour en finir avec les symptômes du surmenage – offrir aux travailleurs davantage de temps pour relaxer et passer des moments en famille ou avec les amis, pour participer au processus démocratique et s’occuper de leurs proches », dit-elle.

Voilà une décennie que la New Economics Foundation fait campagne pour transformer l’économie et réduire la durée de la semaine de travail. En 2015, le mouvement « 4 Day Week » avait été mis sur pied par un groupe arguant qu’une telle semaine de travail de quatre jours « avantagerait notre société, notre économie, notre environnement et notre démocratie ».

« En travaillant moins, les gens seraient davantage portés à stimuler l’économie, dépenser davantage d’argent à l’extérieur du travail et passer plus de temps dans la communauté », affirme Mme Martin.

La New Economics Foundation a ainsi déjà publié un rapport évoquant une possible amélioration de la productivité pour l’économie qui découlerait d’une réduction du nombre d’heures de travail, tout en augmentant les salaires de base.

Dans une prochaine étude, des chercheurs évoqueront, affirme-t-on, qu’il existe un « gain de productivité » qui n’a pas été mis à profit et qui pourrait servir à réduire la longueur de la semaine de travail.

Réduire la pression

Selon des statistiques du British Safety Council, de 2017 à 2018, 57% de toutes les journées maladie réclamées étaient imputables à du stress, de l’anxiété ou de la dépression liés au travail, tandis que 44% découlait directement de la pression de la charge de travail.

« Le burnout, l’épuisement et le stress coûtent cher à la santé des travailleurs, mais nuit aussi à l’économie », soutient Mme Martin.

« Des heures de travail réduites sans baisse de salaire permet de s’attaquer aux symptômes du surmenage, en offrant plus de temps aux gens pour se reposer et trouver un équilibre par rapport à leurs autres responsabilités. »


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