Dans une Amérique postapocalyptique où un mystérieux virus a ravagé les cultures, puis le bétail, avant de contaminer la population, une jeune femme aimant particulièrement l’Halloween s’apprête à célébrer un 31 octobre franchement… particulier.
Réalisé et scénarisé par Ben Sottak, qui signe ici son premier long-métrage, Hallowarrior est une nouvelle déclinaison de ces films d’invasion de domicile où des gens mal intentionnés débarquent pour s’accaparer de précieuses ressources, ou, plus généralement, simplement tuer des gens. Nous sommes aux États-Unis, après tout, apocalypse ou non.
Voilà donc Pumpkin (Milly Shapiro) qui est désespérée d’être toujours seule, quatre ans après l’éclatement de la pandémie, et qui est sur le point d’en finir au moment où quelqu’un arrive enfin chez elle. La jeune femme croyait, certainement naïvement, qu’on viendrait uniquement fêter l’Halloween, mais voilà que débarquent des bandits de grand chemin, dont ce qui semble être quelques mutants, ou, du moins, des personnes infectées.
Fort heureusement, notre héroïne se trouvera une alliée de la dernière chance et combattra ces incarnations du monde extérieur.

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Les métaphores ne sont jamais particulièrement subtiles, dans ce genre de film, mais pour une oeuvre d’environ 75 minutes, qui est sans surprise distribuée par Shudder, on peut tout de même reconnaître que M. Sottak est capable de faire beaucoup avec peu de moyens.
On s’interrogera peut-être sur la solidité de la serrure de la porte d’entrée de cette vieille maison où vit notre héroïne, serrure qui est capable de résister pendant un bon moment aux assauts de nos méchants, mais autrement, les amateurs de gore seront servis. Y compris dans une scène impliquant un lance-flammes improvisé, une chevelure imposante et un masque qui fondra rapidement… On vous laisse deviner la suite.
Est-ce un classique du film d’horreur? Pas vraiment. Mais la réflexion sur la solitude et le désespoir, après la fin du monde, est quand même intéressante. Sans compter les fluides corporels, le sang et les viscères, bien entendu.
Bref, Hallowarrior, comme le veut l’expression, offre ce qui est écrit sur la boîte: un divertissement tout à fait correct qui peut valoir la peine, si l’on souhaite se changer les idées en fin de soirée, seul ou entre amis.





