Plus des deux tiers des nouvelles zones inondées, le long des côtes de notre planète, pourraient devenir des habitats pouvant accueillir pas moins de 122 espèces marines envahissantes d’ici le milieu du siècle. Avec, à la clé, d’importants impacts sur l’environnement et les espèces se trouvant déjà dans ces régions.
Ainsi, selon de nouveaux travaux publiés dans Nature Ecology & Evolution, les régions de l’est des États-Unis, du golfe du Mexique, les zones côtières bordant la mer du Nord, le sud-est de la Chine et le nord de l’Australie sont particulièrement à risque d’être envahis par des espèces qui pourraient ensuite être non seulement nocives, mais aussi très difficiles à déloger.
Selon les chercheurs, d’ailleurs, les estuaires seraient spécifiquement menacés, puisqu’ils représentent un point reliant la terre à la mer, et sont généralement des sites où sont installés les humains.

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Pour parvenir à leurs conclusions, les auteurs de l’étude se sont appuyés sur trois différents scénarios climatiques liés aux émissions polluantes. En vertu d’un scénario dit d’« émissions modérées », le niveau de la mer devrait augmenter de 20 cm, en moyenne, d’ici 2050, et de 56 cm d’ici la fin du siècle.
Toujours selon les chercheurs, cela voudrait dire qu’entre 290 000 et 470 000 kilomètres carrés de terres nouvellement immergées pourraient servir de nouvel habitat pour des espèces invasives, soit l’équivalent du territoire de l’Italie, selon les estimations les plus conservatrices, jusqu’à la taille de la Suède, en vertu des prévisions les plus pessimistes.
Dans tous les scénarios examinés, les espèces invasives étaient en mesure de coloniser plus des deux tiers des terres côtières inondées dans les régions où elles sont déjà établies. Et ces envahisseurs marins, mentionnent les chercheurs par voie de communiqué, vont davantage se répandre dans les zones situées près des estuaires, où les nouvelles terres immergées risquent de faire des emplacements de choix.





